Sidérurgie : comment l'Algérie s'impose comme un acteur régional du fer réduit

L'Algérie se positionne au deuxième rang régional dans le développement du fer réduit, avec des projets totalisant plusieurs millions de tonnes de capacité annuelle. Cette dynamique industrielle replace le pays dans le paysage sidérurgique de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).

La plateforme Global Energy Monitor a publié un rapport ce lundi 18 mai 2026 sur les capacités de production de fer réduit dans le monde. Ce document, relayé par la plateforme spécialisée Attaqa, détaille la répartition des projets par pays et par région.

Le classement régional place la Libye en première position avec une capacité de 11 millions de tonnes par an. L'Algérie occupe la deuxième place avec des projets atteignant 5 millions de tonnes annuelles. L'Égypte complète le podium avec 3 millions de tonnes par an. Ces trois pays concentrent l'essentiel des capacités en développement dans la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).

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La technologie du fer réduit

Le fer réduit repose sur le procédé de réduction directe du fer. Cette technique produit du fer spongieux d'une pureté pouvant atteindre 98 %. Elle utilise des gaz réducteurs comme l'hydrogène et le monoxyde de carbone, avant une transformation en acier dans des fours à arc électrique.

Cette méthode se distingue des hauts-fourneaux traditionnels par un impact environnemental plus faible. Le rapport indique que 19 % des capacités futures de réduction directe devraient fonctionner à l'hydrogène, notamment vert. Cette évolution place le fer réduit au centre des stratégies de décarbonation de la sidérurgie mondiale.

Les atouts de l'Algérie

L'Algérie ne se limite pas au volume de production prévu dans ses projets. Le rapport mentionne sa capacité à intégrer les chaînes d'approvisionnement mondiales. Le fer réduit peut être transformé en briquettes de fer chaud pour faciliter son transport, ce qui offre une flexibilité par rapport au fer produit par les hauts-fourneaux classiques.

L’Algérie dispose de ressources en énergies renouvelables, solaires et éoliennes, qui constituent un avantage pour la production d'acier vert. Le rapport note que ces ressources peuvent contribuer à réduire les coûts de production tout en soutenant les objectifs de décarbonation du secteur.

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Le contexte mondial du secteur

À l'échelle mondiale, les capacités sidérurgiques en développement se répartissent entre les hauts-fourneaux traditionnels et le fer réduit direct. Les hauts-fourneaux représentent 57 % des projets, soit 319 millions de tonnes par an. Le fer réduit direct compte pour 43 %, avec 240 millions de tonnes annuelles.

Le rapport anticipe une augmentation de ces capacités si les projets planifiés se concrétisent. L'intégration de l'hydrogène dans les procédés de réduction directe constitue une tendance de fond qui devrait se poursuivre, portée par les engagements climatiques et la demande d'acier à faible empreinte carbone. L'Algérie, avec ses projets en cours, s'inscrit dans cette dynamique industrielle régionale et internationale.


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