Transition énergétique : l'Algérie accélère les choses

L’Algérie intensifie sa transition énergétique à travers le lancement de projets structurants dans le domaine des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert, avec l’objectif de consolider sa position comme fournisseur stratégique pour l’Europe. Cette orientation est soulignée dans un rapport de Germany Trade & Invest (GTAI), l’agence allemande du commerce et de l’investissement, qui analyse les initiatives énergétiques du pays.

Malgré l’importance de ses réserves en hydrocarbures, l’Algérie affiche une volonté claire de participer à la dynamique mondiale des énergies propres. Le pays ambitionne d’atteindre une capacité installée de 15 gigawatts d’énergies renouvelables d’ici 2035. Cette transition se traduit concrètement par la mise en service de plusieurs projets solaires.

Développement des énergies renouvelables

En avril 2026, deux centrales solaires de 200 mégawatts chacune ont été raccordées au réseau national dans les wilayas d’El Meghaier et Biskra. L’injection totale d’électricité provenant des projets solaires devrait atteindre 1400 MW d’ici fin 2026.

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Ces réalisations s’inscrivent dans le cadre des appels d’offres lancés en 2023, pour une capacité globale de 3000 MW d’énergie solaire, et trois autres projets, totalisant 520 MW, ont été attribués en 2025. Les travaux sur 22 centrales solaires en cours avancent rapidement, avec un taux de réalisation de 40 %.

Réduction de la dépendance au gaz et structuration industrielle

La stratégie énergétique algérienne vise à réduire la forte dépendance au gaz naturel pour la production d’électricité. Le développement des énergies renouvelables permet de préserver les capacités d’exportation de gaz tout en répondant à la hausse de la demande nationale. Parallèlement, l’industrie solaire locale se structure, avec l’émergence d’acteurs nationaux spécialisés dans la fabrication de panneaux photovoltaïques, l’ingénierie et la réalisation de projets énergétiques.

Le rapport met également en avant le potentiel de l’énergie éolienne, encore largement sous-exploité. À ce jour, l’Algérie ne dispose que d’un parc éolien à Adrar de 10,2 MW. En coopération avec la Banque mondiale, les autorités étudient actuellement la faisabilité de projets éoliens totalisant 1000 MW sur dix sites.

Enfin, le pays souhaite jouer un rôle majeur dans l’économie émergente de l’hydrogène vert, un secteur considéré comme stratégique pour les futures transformations énergétiques mondiales.

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Un rôle stratégique pour l’Europe

À travers ces initiatives, l’Algérie confirme son ambition de devenir un acteur énergétique majeur, capable de répondre à la fois aux besoins domestiques et aux exigences du marché européen. La transition énergétique représente à la fois un levier de développement économique et une opportunité de renforcer la position internationale du pays dans un contexte énergétique mondial en pleine mutation.

Cette accélération traduit une volonté politique forte et un engagement concret dans la diversification énergétique, tout en préparant l’Algérie aux défis et opportunités du futur énergétique mondial.


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