Euro-dinar : l’écart avec le taux officiel dépasse 120 dinars

L’écart reste spectaculaire entre le taux officiel de l’euro en Algérie et son prix sur le marché parallèle. Ce lundi 21 septembre 2026, la monnaie européenne s’échange jusqu’à 277 dinars à la vente au square Port-Saïd d’Alger, alors que la cotation officielle tourne autour de 153,32 dinars pour un euro. La différence dépasse ainsi 123 dinars pour chaque euro acheté, illustrant une nouvelle fois le fossé entre les deux marchés.

Sur le marché informel, les cambistes proposent l’euro dans une fourchette comprise entre 276,5 et 277 DA à la vente. À l’achat, le cours se maintient autour de 275 DA. Le mouvement du jour reste limité : dimanche, le bas de la fourchette se situait à 276 dinars. L’euro ne gagne donc qu’environ 50 centimes sur ce niveau, tandis que le plafond de 277 DA reste inchangé.

Plus de 27 000 dinars pour 100 euros

Pour les particuliers, la différence devient beaucoup plus parlante lorsqu’elle est appliquée à des montants courants. Sur le marché parallèle, 100 euros coûtent entre 27 650 et 27 700 dinars. Pour obtenir 1 000 euros, il faut ainsi prévoir jusqu’à 277 000 DA.

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À la Banque d’Algérie, la situation est radicalement différente. Les dernières cotations officielles du 21 septembre placent l’euro à 153,28 DA à l’achat et 153,32 DA à la vente. Sur cette base, 100 euros représentent environ 15 332 dinars.

La différence atteint donc environ 12 368 dinars pour seulement 100 euros lorsque l’on compare un euro à 277 DA sur le marché parallèle au taux officiel de 153,32 DA. Autrement dit, la cotation informelle est supérieure d’un peu plus de 80 % au cours bancaire.

L’euro reste proche de ses niveaux élevés

Malgré cette différence considérable, le marché parallèle connaît depuis plusieurs semaines une phase de relative stabilité. Le 12 septembre, 100 euros se négociaient déjà autour de 27 750 DA à la vente et 27 500 DA à l’achat.

La devise européenne avait également évolué à des niveaux proches de 280 dinars au printemps avant de redescendre légèrement. Le 21 juin, par exemple, l’euro oscillait autour de 279 DA sur le marché parallèle.

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Le contraste est encore plus marqué avec l’évolution du taux officiel. Après avoir atteint 155,18 DA le 24 août, l’euro a progressivement perdu du terrain pour revenir à 153,32 DA ce 21 septembre. Vendredi 18 septembre, il était encore coté autour de 153,53 DA à la vente selon les données rapportées de la Banque d’Algérie.

Pourquoi un tel écart entre les deux marchés ?

Cette différence reflète surtout l’existence de deux circuits distincts. Le taux officiel est déterminé dans le cadre du système bancaire réglementé, alors que le marché parallèle répond directement à l’offre et à la demande de devises en espèces.

Voyages à l’étranger, besoins familiaux, études, achats ou certaines opérations réalisées hors du circuit bancaire alimentent régulièrement la demande d’euros. L’offre disponible auprès des cambistes peut, elle, varier en fonction des périodes de l’année et des entrées de devises.

Pour l’instant, aucune envolée comparable aux fortes poussées observées par le passé n’apparaît. Mais à 277 DA pour un euro contre 153,32 DA au taux officiel, l’écart de plus de 120 dinars demeure suffisamment important pour faire du taux euro–dinar en Algérie un indicateur particulièrement suivi par les voyageurs, les familles et les détenteurs de devises.

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