Gaz algérien : la livraison vers l'Italie freinée en Tunisie ?

Le gaz algérien fait l’objet d’une attention particulière en Italie après des signalements évoquant un ralentissement des livraisons depuis le début du mois de septembre. Les autorités italiennes examinent actuellement la situation, mais aucune confirmation officielle n’a encore établi l’origine exacte de cette baisse temporaire des flux.

Selon le média spécialisé Staffetta Quotidiana, qui cite une source unique non identifiée, certains volumes de gaz auraient été retenus du côté tunisien avant leur arrivée au terminal de Mazara del Vallo, en Sicile. Le ministère italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique (Mase) a indiqué suivre le dossier, sans confirmer publiquement l’existence d’une perturbation durable.

Ni Sonatrach, le groupe énergétique public algérien, ni les autorités algériennes n’ont communiqué officiellement sur ce sujet. Plusieurs hypothèses restent donc possibles, allant d’un problème technique ponctuel à une modification des volumes livrés, sans qu’aucune explication ne soit privilégiée à ce stade.

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Le gaz algérien reste une source majeure pour l’approvisionnement italien

L’Italie dépend fortement du gaz algérien pour son approvisionnement énergétique. L’Algérie représente environ un tiers du gaz consommé dans le pays, grâce aux livraisons par gazoduc et aux cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL).

Les échanges reposent notamment sur le gazoduc Transmed, qui relie les installations algériennes de Hassi R’Mel à la Sicile. Cette infrastructure traverse la Tunisie avant de rejoindre l’Italie par une liaison sous-marine. Cette étape constitue un point de passage obligatoire du réseau.

La situation rappelle la dépendance des importateurs européens à plusieurs infrastructures internationales. Une perturbation technique ou opérationnelle sur une partie du parcours peut avoir des conséquences sur les volumes acheminés, même lorsque les relations commerciales entre producteurs et acheteurs restent stables.

Depuis 2022, Rome a renforcé ses échanges avec Alger afin de sécuriser ses approvisionnements énergétiques après la réduction des importations russes. Les échanges commerciaux entre l’Italie et l’Algérie ont dépassé 12 milliards d’euros en 2025, avec une place importante occupée par le secteur gazier.

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Des réserves italiennes élevées avant l’arrivée de l’hiver

Malgré les interrogations autour des livraisons de gaz algérien, l’Italie dispose d’un niveau de stockage élevé. Les réserves italiennes atteignaient 85 % de leur capacité le 18 septembre, selon les données communiquées par Snam et par Gas Infrastructure Europe (GIE), l’association européenne des gestionnaires de réseaux de stockage.

Ce niveau offre une marge de sécurité à l’approche de la saison hivernale, même si le marché européen reste soumis à des tensions liées à la disponibilité des approvisionnements.

Snam a également signalé une hausse de 15 % des consommations de gaz en août. Cette augmentation s’explique notamment par une demande plus forte du secteur de la production électrique, liée aux fortes chaleurs estivales et à une baisse de la production hydroélectrique.

Pour l’instant, aucun élément public ne permet de déterminer si le ralentissement évoqué concerne une difficulté sur le réseau tunisien, une décision liée aux volumes algériens ou une opération de maintenance. Les prochaines communications des autorités italiennes et de Sonatrach permettront de préciser la situation de l'approvisionnement du gaz algérien vers l'Italie.

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