L’Algérie accélère son virage vers la production locale dans le secteur automobile. À Tissemsilt, le Premier ministre Sifi Ghrieb a annoncé une nouvelle mesure qui concerne directement les équipementiers et les constructeurs à savoir les pièces plastiques automobiles qui peuvent être fabriquées localement ne seront plus importées à partir du 1er janvier 2027.
Cette décision s’inscrit dans une volonté de réduire la dépendance aux importations et de renforcer l’intégration industrielle en Algérie. Lors de sa visite dans la wilaya de Tissemsilt, le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de développer une véritable filière nationale autour de la sous-traitance automobile.
Le Premier ministre a déclaré que « l’importation des pièces plastiques automobiles pouvant être produites localement sera interdite à partir du 1er janvier 2027 ». Cette mesure vise notamment à encourager les entreprises nationales capables de fournir ces composants aux acteurs du marché automobile.
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Une usine de Tissemsilt au cœur du nouveau dispositif industriel
Cette annonce intervient après la visite de l’usine General Plastic Injection (GPI), spécialisée dans la fabrication de pièces plastiques destinées aux véhicules. L’entreprise, filiale du groupe public ACS (Algerian Chemical Specialities), représente l’un des projets industriels mis en avant par les autorités pour développer la production locale.
L’unité affiche une capacité de production estimée à 251 000 pièces par an. Selon les données communiquées, cette production pourrait couvrir les besoins d’environ 200 000 véhicules chaque année. L’objectif est notamment de fournir des éléments comme des pièces d’habillage intérieur ou extérieur utilisées dans l’assemblage automobile.
Le ministre de l’Industrie, Sifi Ghrieb, a également souligné que les opérateurs automobiles devraient progressivement se tourner vers les fournisseurs locaux pour leurs besoins en composants plastiques. « Nous devons passer d’une logique d’importation à une logique de production et de partenariat industriel », a-t-il indiqué.
L’Algérie veut renforcer la fabrication locale dans l’automobile
Cette nouvelle orientation intervient alors que l’Algérie cherche à structurer davantage son industrie automobile après plusieurs années marquées par l’arrêt puis la reprise progressive des activités d’assemblage et de production.
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Le développement de fournisseurs locaux constitue un enjeu important pour réduire les coûts liés aux importations, créer de nouveaux emplois industriels et augmenter la part de composants fabriqués sur le territoire national.
Le gouvernement mise également sur les entreprises de sous-traitance pour accompagner le retour des constructeurs automobiles et améliorer le taux d’intégration locale. La production de pièces plastiques représente une première étape dans cette stratégie, avant d’élargir progressivement la fabrication à d’autres composants.
Avec cette interdiction annoncée pour 2027, l’Algérie entend donc donner davantage de place aux industriels locaux et pousser les opérateurs à privilégier les solutions produites sur le marché national.
