Le projet du gazoduc transsaharien (TSGP) poursuit son évolution avec une nouvelle étape annoncée par les autorités nigériennes. Après le lancement du tronçon algérien, le Niger prépare désormais les opérations préalables à la construction de sa partie du tracé.
Le ministre nigérien du Pétrole a fixé une échéance pour le début des relevés topographiques sur le territoire nigérien, une étape nécessaire avant le démarrage des travaux de construction de ce projet reliant le Nigeria à l’Algérie.
Le Niger annonce le début des relevés du tracé du gazoduc TSGP
Le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, a annoncé le lancement des relevés topographiques du tracé du gazoduc transsaharien (TSGP) au Niger au début du mois d’octobre 2026. Cette opération constitue une étape préalable à la construction du tronçon nigérien, dont les travaux n’ont pas encore débuté.
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Dans une déclaration à AL24 News, chaîne d’information internationale publique algérienne, Hamadou Tini a indiqué que Niamey travaillait avec la partie algérienne afin d’harmoniser le calendrier du projet. Cette annonce intervient après la visite de travail du ministre algérien des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, à Niamey les 21 et 22 septembre 2026.
Les échanges entre les deux pays portaient notamment sur l’accélération des opérations préparatoires du projet du TSGP. Le ministère algérien des Hydrocarbures prévoit également de compléter les relevés par des études environnementales, d’impact et géotechniques.
Un tronçon nigérien de 841 kilomètres sur un tracé de 4 128 kilomètres
Le tronçon nigérien du gazoduc transsaharien représente 841 kilomètres sur un tracé total de 4 128 kilomètres. Le projet doit relier Warri, dans le sud du Nigeria, à Hassi R’Mel en Algérie, en traversant le Niger.
Le lancement des opérations préparatoires au Niger intervient après le démarrage des travaux du tronçon algérien le 4 juin 2026 à Aoulef, dans la wilaya d’Adrar, en direction de Hassi R’Mel.
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Le financement du tronçon nigérien du TSGP n’a pas encore été communiqué. La cinquième réunion ministérielle du comité de pilotage, organisée le 3 juin 2026 à Alger, avait permis de valider l’étude de faisabilité actualisée réalisée par le cabinet britannique Penspen, sans fixer de calendrier définitif ni annoncer de décision finale d’investissement.
Le projet du TSGP prévoit une capacité de transport pouvant atteindre 30 milliards de mètres cubes de gaz par an. Son coût est estimé à environ 13 milliards de dollars.
Le Niger souhaite renforcer sa coopération énergétique avec Sonatrach
Au-delà du TSGP, le Niger souhaite associer davantage Sonatrach à son secteur pétrolier. Le ministre Hamadou Tini a exprimé la volonté de développer un partenariat couvrant plusieurs étapes de la filière, de l’exploration jusqu’à la commercialisation du brut.
Cette coopération concerne notamment la maintenance de la raffinerie de Zinder et le développement des activités pétrolières nigériennes. Elle s’appuie également sur un mémorandum d’entente signé en mars 2026 entre Mohamed Arkab et Hamadou Tini, prévoyant des programmes de formation, des échanges d’experts et un transfert de technologie.
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Le secteur pétrolier nigérien connaît également des opérations d’exploration. Le 13 août 2026, les Premiers ministres Sifi Ghrieb et Ali Mahaman Lamine Zeine ont donné le coup d’envoi du forage du puits Kafra Sud-Est 1.
Ce forage est réalisé par ENAFOR, filiale de Sonatrach, avec une profondeur prévue de 3 900 mètres. Le bloc de Kafra, attribué à Sipex dans le cadre d’un contrat de partage de production, couvre une superficie de 23 737 km² entre les départements d’Iferouane et Bilma.
Le Niger vise une production pouvant atteindre 110 000 barils par jour grâce à ce potentiel pétrolier. Hamadou Tini a toutefois précisé que les réserves identifiées depuis 2018 représentent environ 255 millions de barils de réserves prouvées et probables, tandis que les ressources prospectives dans la partie nord du bloc pourraient atteindre 2,5 milliards de barils.
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