26 ans après, la justice relance l’enquête sur le meurtre d'un Algérien de 9 ans en France

Un appel à témoins a été relancé ce mois de mai 2025 dans l’enquête concernant le meurtre de Hocine Batouche, un garçon algérien de 9 ans, disparu puis retrouvé mort en 1999 à Alès, dans le Gard. L’affaire, non résolue depuis plus de deux décennies, fait l’objet d’une nouvelle tentative de la part de la justice pour recueillir des éléments susceptibles de faire progresser l’enquête.

Le 10 juillet 1999, Hocine Batouche quitte son domicile familial situé à Alès pour se rendre au supermarché Super U, distant de 900 mètres. Sa mission était d’acheter un pot de confiture à l’abricot afin d’aider sa mère à pâtisser. La famille Batouche venait d’arriver d’Algérie neuf mois auparavant, le père étant un ancien mineur à la retraite installé en France depuis 1947.

Bien que le garçon ait effectivement acheté la confiture avec ses 15 francs, il ne reviendra jamais à la maison. Son absence déclenche une alerte de disparition. Pendant un mois, les recherches menées par les autorités restent vaines.

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Découverte du corps et état de l’enquête

Le 10 août 1999, le corps de l’enfant est découvert à proximité d’un crassier, à seulement quelques centaines de mètres de son domicile. La découverte est faite par des hommes de la Légion étrangère appelés en renfort. Le corps, vêtu uniquement d’un tee-shirt, présente des signes de violences, notamment des coups portés à la tête avec un objet contondant.

Les investigations n’ont pas permis de confirmer si l’enfant avait été victime d’abus sexuels. De plus, les enquêteurs ne disposent pas de certitudes concernant le trajet emprunté par Hocine après son départ. Il demeure incertain s’il a été contraint de monter dans un véhicule ou s’il a rencontré une tierce personne avant sa disparition.

Nouvel appel à témoins et mobilisation judiciaire

Le procureur de la République d’Alès, Abdelkrim Grini, a souligné l’importance de ce nouvel appel à témoins, évoquant la densité de la population dans la ville le jour des faits. Il estime qu’il existe une probabilité élevée que des témoins directs ou indirects détiennent des informations utiles.

Le procureur a également exprimé son empathie envers la famille, en particulier la mère décédée, tout en affirmant la volonté des services judiciaires de ne pas abandonner l’enquête. Il invite les citoyens à contacter la justice via un numéro vert dédié (0800 358 335) ou par courriel ([email protected]) pour transmettre tout renseignement susceptible d’aider à élucider cette affaire.

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