Un jeune Algérien de 20 ans, toujours hospitalisé après une collision avec une voiture de police près de Tours, est désormais visé par une obligation de quitter le territoire français. La mesure lui a été notifiée quelques jours après les faits, alors qu’une demande de régularisation déposée plusieurs mois auparavant a été rejetée.
Adjel B., âgé de 20 ans et de nationalité algérienne, a été grièvement blessé le 19 septembre 2026 à Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours, lors d’une collision avec une voiture de police. Le jeune homme circulait à bord d’un deux-roues au moment de l’intervention d’agents de la Brigade spécialisée de terrain (BST) dans le quartier de La Rabaterie.
D’après La Nouvelle République, un arrêté portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) a été pris le 24 septembre 2026, soit cinq jours après les faits. Le document lui a été communiqué alors qu’il se trouvait encore à l’hôpital, grièvement blessé à une jambe.
L’arrêté rejette également la demande de titre de séjour qu’Adjel B. avait déposée plusieurs mois avant l’accident afin de régulariser sa situation en France.
La préfecture invoque une « menace grave pour l’ordre public »
Les services de la préfecture d’Indre-et-Loire justifient leur décision en estimant que le jeune homme constituerait une « menace grave pour l’ordre public ». L’administration s’appuie notamment sur la « récurrence » de ses mises en cause passées dans des enquêtes judiciaires, selon les éléments cités dans la source.
Cette appréciation administrative a conduit au rejet de sa demande de titre de séjour et à la délivrance de l’OQTF. Le texte lui impose de quitter la France dans un délai de 30 jours à compter de sa notification.
Le jeune homme peut soit rejoindre l’Algérie, pays dont il est ressortissant, soit contester l’arrêté devant la justice administrative dans les délais prévus.
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Un départ rendu difficile par son hospitalisation
La situation du jeune Algérien reste toutefois particulière, puisqu’il est toujours hospitalisé. Ses blessures à la jambe, décrites comme graves, sont survenues lors de la collision du 19 septembre.
Cette hospitalisation intervient alors que le délai fixé par l’OQTF continue de courir. La situation met ainsi en évidence le décalage entre l’obligation administrative de quitter le territoire et l’état de santé du jeune homme au moment où la décision lui a été notifiée.
Une affaire distincte de l’enquête sur la collision
La procédure concernant le séjour d’Adjel B. est distincte de l’enquête ouverte après la collision avec le véhicule de police. Les circonstances exactes de l’intervention et de l’accident font l’objet d’un traitement judiciaire séparé.
L’OQTF repose, elle, sur la situation administrative du jeune algérien et sur l’appréciation faite par la préfecture de son comportement antérieur. La mesure peut encore être contestée devant la juridiction administrative.
