France : Plus d'un millier de personnes ont manifesté samedi 30 novembre, dans le centre-ville de Marseille au sud de la France, en hommage à l’Algérienne Zineb Redouane, tuée par un tir de grenade lacrymogène, le 2 décembre 2018, rapporte le journal régional, La Marseillaise.

Selon le média français, les manifestants réclamaient que toute la lumière soit faite sur l'affaire de la mort de la femme algérienne âgée de 80 ans. Ils ont défilé devant l’appartement de la vieille ville de Marseille où vivait Zineb Redouane.

« Zineb on ne pardonne pas », « la police tue », « pas de justice, pas de paix » sont les slogans scandés par les manifestants. Ces derniers ont dénoncé les violences policières, appelant à soutenir toutes les victimes.

Cependant, le rassemblement a dégénéré en bagarres entre les manifestants et la police française. Des heurts ont éclaté et les forces de l'ordre ont déployé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Quatre interpellations ont été enregistrées,en fin de journée.

Pour rappel, la ressortissante algérienne, âgée de 80 ans, était en train de fermer les volets de son appartement, le 1er décembre 2018, lorsqu'une grenade lacrymogène l’a atteinte en plein visage. Elle décède le jour suivant des suites d’un choc opératoire dans un hôpital marseillais.

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La famille de Zineb Redouane attaque la police française en justice

La famille de Zineb Redouane avait porté plainte en mois d'avril dernier, contre la police française, pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », a informé l'avocat de la famille, Maitre Yacine Bouzrou.

Le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux, avait confirmé l’existence de plots de grenades retrouvés à l’intérieur de l’appartement, mais il avait aussi insisté sur le fait que « le décès résulte d’un choc opératoire et non d’un choc facial », soulignant qu'à « ce stade (de l’enquête, NDLR), on ne peut pas établir de lien de cause à effet entre la blessure et le décès ».

Le Président français Emmanuel Macron avait lui aussi renié, le 29 janvier dernier, le fait que l’Algérienne Zineb Redouane soit victime de la police. Il avait notamment déclaré qu’aucune des onze personnes ayant « perdu la vie lors des manifestations des Gilets jaunes en France […] n’avait été victime des forces de l’ordre ».