Un quadragénaire algérien habitant à Marseille vient d'être condamné à de la prison ferme, assortie d'une interdiction définitive du territoire français, par le tribunal de grande instance de Nice. L'homme est connu pour être un passeur professionnel de migrants clandestins, rapporte mercredi 29 avril le quotidien régional français Nice-Matin.

L'Algérien, Abdel Bouzerdoum, âgé de 42, activait depuis longtemps dans un réseau de trafic de migrants entre l'Italie et la France. Le 2 février dernier, les carabiniers italiens le repèrent en Italie au volant d'une Peugeot 307 avec deux étrangers à bord. Il se dirigeait à grande vitesse vers les frontières françaises.

Les services de sécurité italienne préviennent aussitôt leurs homologues français. Ces derniers ont pu intercepter le véhicule au péage de La Turbie, dans les Alpes-Maritimes (Provence-Alpes-Côte d'Azur). Après la fouille de la voiture, deux migrants clandestins, originaires du Bangladesh, ont été retrouvés dans le coffre.

L'Algérien est connu de la police italienne

Interpellé, Abel Bouzerdoum est placé en garde à vue. Lors de son interrogatoire, il a refusé toute coopération avec la police française. Il est resté silencieux et ne voulait pas donner ses codes d’accès. Ce qui avait encore plus compliqué la situation de celui que les autorités italiennes présentaient comme un passeur professionnel.

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En effet, la police italienne le soupçonnait d’effectuer jusqu’à deux passages quotidiens. D'ailleurs, l'Algérien avait déjà écopé de vingt mois de prison pour aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière. La même source indique que son casier judiciaire évoque aussi une condamnation pour contrebande de tabac.

Il purgera sa peine en France avant d'être expulsé vers l'Algérie

Lors de sa comparution en visioconférence, le suspect a nié son appartenance à un réseau de trafic de migrants. « Mes deux passagers me semblaient en situation régulière », avait-il répondu au président du tribunal. Le magistrat lui demande pourquoi il avait alors dissimulé ces personnes dans le coffre. Une question à laquelle l'Algérien n'a pas pu répondre, se perdant dans des explications.

« Cette Peugeot 307 avait été très souvent repérée. Ce monsieur participe de manière habituelle à du trafic d’êtres humains. Il est d’ailleurs très connu et reconnu à Bordighera», déclare le procureur Yves Teyssier. Suite à quoi, le parquet requiert quatre ans de prison et l’interdiction définitive du territoire national contre un homme « qui ne s’intègre pas à la société mais qui se met hors la loi ».

Finalement, Abdel Bouzerdoum écope de quarante mois de prison pour récidive. Une fois sa peine purgée, il sera expulsé vers l'Algérie, où sont restés sa femme et ses trois enfants.

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