La Garde civile espagnole a annoncé, ce jeudi 14 mai, avoir démantelé un important réseau de passeurs algériens. Une vidéo diffusée par la Guardia Civil montre une embarcation algérienne dirigeant à vive allure vers les côtes espagnoles. L’organisation clandestine aurait des ramifications à Oran, en Algérie, et à Carboneras, en Espagne. Il s'agit du plus important réseau de passeurs qui aurait réussi à faire passer 126 harraga algériens en l’espace de deux jours.

La Garde civile espagnole a procédé à l’arrestation de onze personnes, accusées de faire partie du groupe de passeurs. Le réseau criminel facilitait l'accès illégal en Espagne à des étrangers. Ainsi, l’enquête a révélé que l’organisation a réussi à faire passer 126 harraga d’origine algérienne en l’espace de deux jours. Parmi eux, figuraient des mineurs, des femmes enceintes ainsi qu’une personne handicapée.

Les mis en cause avaient une succursale située à Oran, dans l'ouest algérien, et une autre à Carboneras qui s’occupait de recevoir les harraga. Au total, la Garde civile espagnole a intervenu sur neuf embarcations en provenance d’Algérie : cinq sur la côte et quatre en haute mer.

Des missions suicides sans aucune mesure de sécurité

Le réseau criminel a utilisé des embarcations qui ne disposent d’aucune mesure de sécurité. De surcroît, les migrants algériens dépassaient dangereusement le nombre des personnes réglementées à bord. Ainsi, la succursale située à Oran faisait passer des ressortissants algériens dans des conditions lamentables en échange d’une contrepartie pécuniaire.

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De l’autre côté de la Méditerranée, la filiale espagnole était chargée d’amarrer les navires en provenance d'Algérie sur les plages Níjar, Carboneras et Mojácar, situées dans la localité d’Almérie, en Espagne. Les harraga pouvaient ainsi se diriger vers des pays de l’Union européenne de manière illégale.

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