L'ex-Premier ministre Noureddine Bedoui aurait été auditionné à deux reprises dans deux affaires différentes, ces dernières semaines. L'ancien responsable sous Abdelaziz Bouteflika devrait être entendu à nouveau dans les prochains jours, selon le quotidien francophone Le Soir d'Algérie.

Le juge d'instruction du tribunal de Boumerdès aurait auditionné l'ancien chef de l'exécutif dans l'affaire de Abdelghani Hamel. Notons que ce sont quatre tribunaux territorialement compétents qui traitent le dossier de l'ex-DGSN. Le tribunal de Sidi M'hamed, à Alger, s'est saisi de l'affaire centrale, tandis que les tribunaux de Blida, Tipaza et Boumerdes traitent les trois autres dossiers.

Selon la même source, le juge d'instruction aurait entendu Noureddine Bedoui dans l'affaire de l'annulation d'une décision de justice interdisant l'octroi d'un terrain au fils de Hamel. Cependant, Bedoui aurait été entendu en qualité de témoin, aucune information sur sa possible implication dans cette affaire n'ayant filtré.

La Cour suprême auditionne Bedoui

La Cour suprême aurait aussi auditionné l'ex-ministre dans l'affaire des cinq millions de signatures collectées pour valider la candidature de Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle annulée de 2019. En effet, Bedoui fait l'objet depuis plusieurs semaines d'une enquête des services de sécurité dans cette grosse affaire.

Cette dernière a dévoilé l'existence d'un très grand nombre de fausses signatures. Des personnes approchées dans le cadre de cette enquête témoignent n'avoir jamais signé ces documents. Aussi, certaines affirment avoir été payées pour le faire, tandis que d'autres déclarent l'avoir fait sous la contrainte. Ainsi, Bedoui devrait comparaître une deuxième fois devant la Cour suprême. Par ailleurs, le juge chargé de cette affaire auditionnera plusieurs autres personnalités, dont l'ex-secrétaire général de l'UGTA.

Rappelons que des enquêteurs travaillent, depuis avril, sur plusieurs membres du gouvernement durant le règne de Bouteflika, dont cet ex-Premier ministre longtemps rejeté par le mouvement Hirak.