Les services de sécurité de la wilaya de Guelma, dans l’est de l’Algérie, ont arrêté un Raqi suspecté d’avoir causé la mort d’une fillette âgée de 10 ans.  La victime serait décédée lors d’une séance d’exorcisme qu’elle avait subie dans son domicile familial. Le rapport médical préliminaire a révélé des traces de torture physique et de brûlures sur son corps. 

C’est une histoire sordide qui a mis sous le choc toute la ville de Guelma. La fillette, âgée de 10 ans, aurait subi les sévices du pseudo Raqi, lors d’une séance de charlatanisme à domicile. L’arrestation du suspect fait suite à un rapport des médecins de l’hôpital Abdelhakim Okbi du Guelma. Le rapport médical révèle des traces de torture physique et de brûlures sur le corps de la fillette de 10 ans.

Le procureur de la République du tribunal du Guelma, à l'est de l’Algérie, a ordonné l’arrestation de l’homme suspecté. Ce dernier aurait fait subir des supplices à la victime lors d’une séance violente de Roqia. Le corps fragile de l’enfant n’a pas résisté à la torture, elle a rendu l’âme peu de temps après.

Le principal accusé a été placé en garde à vue en attente des résultats de l'enquête ouverte par les autorités judiciaires, pour élucider les circonstances exactes de ce terrible drame.

La sorcellerie et le charlatanisme prolifèrent

Il faut dire que les pratiques du charlatanisme prennent de plus en plus de place dans la vie des Algériens. C’est l’expression d’une société qui recule à grande vitesse où la recherche des thérapies faciles est devenue un apanage. Des charlatans profitent d’une vieille pratique de médication, qu’est la Roqia pour s’adonner à des pratiques occultes, causant souvent des drames.

La Roqia dite prophétique, ou charâiya, par référence à l’islam, car le procédé existe aussi dans les autres religions monothéistes, se limite à la lecture de passages du texte sacré glorifiant la puissance de Dieu. Il ne s’agit point de torture physique ou de médication à base de "sortilèges et de magie noire".