Le Front de libération national a désigné ce samedi 30 mai, Abou El Fadl Baadji en tant que nouveau secrétaire général du parti. Baadji a été élu à la majorité, par ses pairs lors de la réunion du Comité central (CC), tenue au niveau du Centre international des conférences (CIC) d’Alger.

Le nouveau patron de l’ex-parti unique, Abou El Fadel Baadji est avocat de formation. Il est membre du bureau politique du FLN issu de la session du Comité central de juillet 2019. Le successeur de Mohamed Djemai, actuellement en détention, était l’un des cadres frondeurs qui ont notamment dénoncé l’illégalité de la nomination de l’ancien coordinateur, Mouad Bouchareb et « l’instance de direction illégitime » du parti.

Lors de la réunion du comité central organisée dans des conditions exceptionnelles en raison du coronavirus, le FLN est resté fidèle à ses habitudes. En effet, le candidat favori, Djamel Ben Hamouda, a été empêché par les organisations, d’entrer à la salle sous prétexte qu’il est atteint de coronavirus.

Par ailleurs, l’organisation de cette réunion dans le contexte sanitaire actuel a été largement critiquée. Alors que l’interdiction des réunions publiques et des rassemblements en raison du risque de propagation de la Covid-19 est toujours en vigueur, les congrès du FLN et celui du RND ont été autorisés à Alger.

Le parti entaché par les scandales de corruption

Le nouveau secrétaire général succédera à Mohamed Djemai qui s’est retiré, rappelle-t-on, quelques jours seulement avant sa mise sous mandat de dépôt le 21 septembre dernier pour destruction de preuves judiciaires et menaces par téléphone.

Cinq candidats ont étaient en course. Il s’agit de Baadji Abou El  Fadhel, Chara Bachir, Mohamed Salah Selougha, Djamel Benhamouda et Mustapha Kihilièche.

Baadji Abou  El Fadel aura la difficile mission de redynamiser les structures du  parti  qui  a été sérieusement malmené dans une multitude de scandales de corruption. Les trois derniers SG du FLN, Djamel Ould Abbes, Mouad Bouchareb et Mohamed Djemai en détention dans le cadre de lourdes affaires  de corruption.