Le tribunal correctionnel de Brest a condamné un ressortissant algérien à de la prison ferme ainsi qu'à l'interdiction du territoire français. Cela intervient suite à des faits de violence sur sa compagne. Lors de leur intervention, les policiers ont aussi découvert que l'individu vivait en situation irrégulière en France, rapporte ce mercredi 3 juin le média Ouest-France.

Les faits remontent au 25 octobre 2019. Les éléments de la police sont intervenus suite à un appel d'une femme. Sur place, elle révèle qu'elle avait subi des violences de la part de son compagnon algérien qui la menaçait avec une ceinture. Pour lui échapper, elle dit se réfugier avec leur enfant de 9 mois dans la chambre.

Les policiers demandent alors une vérification des papiers d'identité de l'agresseur. Mais ce dernier refuse de se soumettre au contrôle. Il est alors emmené au commissariat et placé en garde à vue. Mais après consultation du fichier, les enquêteurs découvrent que le ressortissant algérien faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire délivrée le 15 mars 2019.

L'Algérien poursuivi dans plusieurs affaires

L’intéressé était poursuivi pour de nombreuses affaires, dont vols en récidive, recel et usage de stupéfiants. En novembre 2019, la justice française décide alors de le condamner à un an de prison. En attendant une autre comparution pour séjour irrégulier.

Son procès a justement eu lieu le mardi 2 juin 2020 devant le tribunal correctionnel de Brest. Le président du tribunal fait remarquer à l'accusé qu'il  changeait «d’identité comme de masque jetable». Chose qu'a nié l'individu d'origine algérienne. « Et les différents pays, lieux et dates de naissance ? Un coup vous êtes Tunisien puis Marocain, vous n’avez jamais le même âge », rétorque le président.

Le père de famille devra purger sa peine et retourner en Algérie

Néanmoins, le père de famille déclare qu'il ne va pas rentrer en Algérie. « Je ne partirai pas, j’ai une fille et mon ex attend un autre enfant pour le mois d’août », déclare le prévenu qui veut rester en France. Mais le président n'est pas de cet avis : « si vous les avez reconnus, vous avez les mêmes droits que leur mère, vous demanderez à partir avec votre famille ».

Suite à cela, le tribunal de Brest a finalement décidé de condamner le prévenu à 3 mois de prison ferme. Egalement interdit de territoire français durant 3 ans, il devra rentrer en Algérie dès qu'il aura purgé sa peine.