Un important réseau de falsification de papiers géré par deux Algériens résidant en France a été démantelé par la Police française aux frontières (PAF), entre le 16 et le 17 juin. Lors de la prospection de quatre logements, les services de sécurité française ont découvert des pièces faisant office d’ateliers aux faussaires. Trois suspects ont été arrêtés, parmi lesquels les deux ressortissants algériens, rapporte Le Figaro.

Selon la même source, le réseau fournissait de faux papiers à de nombreux migrants clandestins dans plusieurs villes européennes. Ce sont deux Algériens, âgés de 35 ans, qui opéraient à la tête du business. La police française a réquisitionné quatre logements, situés à Paris, et procédé à l’arrestation de trois suspects.

Les enquêteurs ont découvert deux ateliers bien équipés. Il ont, entre autres, trouvé une imprimante à transfert thermique par diffusion de colorant, deux plastifieuses, 1 150 cartes d’identité et permis de conduire, 16 cartes d’identité belges, espagnoles et italiennes, ainsi qu’un lot de photos d’identité de « clients » et de faux certificats de naissance.

Les deux Algériens ont reconnu les faits

Les deux Algériens suspectés d’être à la tête de cette activité criminelle ont reconnu les faits lors de leur garde à vue. Les faussaires refourguaient une trentaine de cartes (entre 150 et 250 euros la pièce) par jour à Barbès.

En outre, l'enquête a révélé que cette activité de confection de faux papiers était active depuis 2019. Le deux Algériens à la tête du groupe sont établis à Paris pour l'un et à Marseille pour l'autre. Le réseau desservait de nombreuses régions à l’intérieur de l’espace Schengen. L’enquête de police a donc permis l’identification des principaux mis en cause ainsi que la localisation des deux ateliers d’impression, à Paris. La compagne d'un des prévenus a été également placée sous contrôle judiciaire. Dans la région marseillaise, de nombreux intermédiaires ont été repérés.