La situation du port de Bejaïa, en Kabylie, se complique de plus en plus. Après 14 jours de grève illimitée des travailleurs, aucune solution ne se pointe à l'horizon. Le bras de fer continue entre les travailleurs et le PDG du port, Halim Kasmi. Ce dernier a menacé, dimanche 2 août, de licenciement tous les travailleurs grévistes.

Ainsi, le blocage du port se poursuit dans un climat très tendu entre le premier responsable de l'entreprise portuaire et les travailleurs. La grève initiée par le syndicat de l’entreprise et soutenue par la section locale de l’UGTA bloque le port de Bejaïa depuis le 20 juillet dernier. Les travailleurs demandent notamment le départ du PDG de l’EPB, Halim Kasmi. Ils ont sollicité l'intervention du wali de Bejaïa avec lequel ils se sont réunis dimanche.

De son côté, le PDG du port continue de faire la sourde oreille face aux revendications des travailleurs. Il est passé à l'offensive en menaçant les frondeurs : « Toute personne n’ayant pas rejoint son poste de travail fera l’objet d’une procédure disciplinaire sanctionnée par le licenciement sans préavis ni indemnité et toute personne qui tentera d’empêcher la reprise du travail fera l’objet de poursuites pénales », a-t-il averti.

Par ailleurs, les travailleurs qui reprochent au président-directeur général sa “mauvaise gestion”, sa “prise de décision engageant le devenir de la société sans avoir associé les représentants des travailleurs, à savoir le CP” ainsi que son “mépris envers les travailleurs et leur représentant légitime” restent sur leurs positions, malgré la proposition du wali de reprendre le travail en attendant une solution à ce conflit.

Le premier responsable de la wilaya a promis aux travailleurs de transmettre leur revendication au ministre des Transports, étant donné que le licenciement du PDG du port n'est pas de son ressort.

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