Un Algérien a été arrêté la semaine dernière en France en plein cambriolage. Néanmoins, son interpellation ne s'est pas produite dans le calme puisqu'il se plaint d'avoir reçu des coups de la part des agents de police. Tandis que les agents ont affirmé que le détenu avait refusé de coopérer lors de son interpellation, a rapporté le quotidien régional français, La Dépêche du Midi.

Les faits ont eu lieu jeudi 30 juillet 2020. Les éléments de la Brigade anti-criminalité (BAC) étaient intervenus afin d'arrêter un ressortissant algérien qui était en train de cambrioler une habitation située à l'avenue Paul Langevin, à Toulouse, dans le Sud-Ouest de la France.

Sur place, une policière tente de neutraliser l'individu. Selon les fonctionnaire, l'Algérien se serait alors rebellé contre la femme. Ce qu'il a lui-même nié plus tard. Un policier intervient alors et assène un coup de poing en plein visage de l'auteur du cambriolage. Une fois maîtrisé, les policiers ont conduit l'individu à l’hôpital pour être soigné.

L'Algérien dépose plainte

Lors de son passage lundi dernier au tribunal correctionnel de Toulouse en visioconférence, le suspect avait le visage gonflé et marqué par des hématomes. Interrogé sur les raisons de sa tentative de vol, celui qui est arrivé d'Algérie depuis quelques temps, a justifié en disant : « Je n'avais pas mangé depuis longtemps. J'avais très, très faim ».

Le ressortissant algérien, qui  venait de faire l’objet d’un rappel à la loi pour des faits similaires, a finalement été condamné pour sa tentative de cambriolage et écroué.

Par ailleurs, le détenu, âgé de 39 ans, a de son côté décidé de porter plainte pour « violences exercées par personne dépositaire de l’autorité publique ». Le médecin légiste lui avait en effet décrété 10 jours d'incapacité totale de travail ( ITT ).

L’avocat des policiers a, quant à lui, révélé que le « violent » prévenu « a opposé une grande résistance et mon client n’a fait que protéger sa collègue. Je ne justifie en rien ses blessures mais s’il veut ne pas être violenté, il faut arrêter d’être un délinquant et de s’en prendre aux policiers ».

Selon la défense, le policier en question souffre d’une entorse au doigt suite à cette intervention, entraînant un arrêt maladie de trois jours. Après avoir écouté les deux parties, le ministère public n'a pas exclu l'ouverture d'une enquête sur l'affaire.

Lire aussi : France : Vague d’indignation après l’arrestation de sans-papiers algériens lors d’une distribution alimentaire