Un sans-papiers algérien aurait agressé violemment sa compagne enceinte à Rouen, dans le nord de la France. Il a comparu, jeudi 24 septembre, devant le tribunal correctionnel pour répondre aux accusations de coups et violences volontaires sur sa compagne enceinte, indique le média français Paris-Normandie.

Selon la même source, l’accusé est un sans-papiers algérien âgé de 24 ans. Devant le juge correctionnel de Rouen, il a soutenu qu’il n’avait à aucun moment violenté la femme qui partage sa vie. Il est pourtant accusé d’avoir porté des coups violents à cette dernière, enceinte, notamment au niveau de l’abdomen, alors qu’il était en état d’ivresse.

Versions contradictoires

La victime présumée n'a désiré ni porter plainte ni se constituer partie civile. Plus troublant, le médecin qui l'a examinée à l’hôpital n’a constaté aucune trace de violence récente. La jeune femme explique à la police qu’elle voulait quitter son compagnon parce qu’elle avait l’impression qu'il n'était avec elle que pour "les papiers".

Quand elle lui a annoncé son désir de le quitter, le ton est monté dans le couple, raconte-t-elle. Elle témoigne que le sans-papiers algérien s’en est alors pris physiquement à elle, en cognant sa tête contre le lavabo. Il lui aurait porté des coups-de-poing et surtout des coups de pied au niveau de l’abdomen. Les voisins en témoignent, bien que certaines contradictions aient été relevées par la défense.

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Le sans-papiers algérien, quant à lui, a nié en bloc les chefs d'accusation retenus contre lui.  Griffures au cou, il soutient : « Je n’ai commis aucune violence. C’est elle qui m’a dit ce soir-là de dégager. J’ai pris mes affaires, elle a voulu m’étrangler et elle a été violente avec moi ». Après les auditions et la plaidoirie, le prévenu a été condamné à trois mois de prison avec sursis.

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