Le rappeur d’origine algérienne Enima va être expulsé prochainement du Canada vers l’Algérie. Le tribunal de l’immigration de Montréal a annulé, la semaine dernière, le sursis à l’expulsion du rappeur, visé par trois mandats d’arrêt au Canada. C’est ce qu’a indiqué, ce mardi 29 septembre, le média montréalais La Presse.

Selon la même source, la décision de l’expulsion d’Enima, de son vrai nom Samir Slimani, a été prononcée lors d’une audience tenue la semaine dernière à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié. Le rappeur d’origine algérienne avait été déclaré interdit de territoire au Canada en 2014 pour grande criminalité. Mais il avait obtenu un sursis pour des motifs humanitaires qui lui permettait de rester au pays en respectant une série de conditions.

Parmi ces conditions, se présenter dans un poste de police une fois par mois et suivre une thérapie sur la violence conjugale et familiale. Toutefois, Enima n’est pas allé au bout de sa thérapie. Il a aussi cessé de se présenter au poste de police depuis juin 2019. En ce mois-là, la police de Toronto a lancé un mandat d’arrêt contre le rappeur, en lien avec une fusillade. La police l’accuse d’avoir tiré sur un homme et de lui avoir infligé de graves blessures.

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Le rappeur se trouve hors du Canada

À l’audience la semaine dernière, l’avocat du rappeur, Me Stéphane Handfield, a informé que son client se trouvait à l’extérieur du Canada. Enima n’était pas présent à l’audience et n’a pas donné signe de vie lorsque le tribunal a tenté de le joindre par téléphone.

« Le défaut de M. Slimani de se présenter à son audience et de respecter les conditions imposées par son sursis démontre le manque de respect de M. Slimani envers les institutions et que sa démarche de réhabilitation n’était pas sérieuse », a tranché la commissaire, en annulant le sursis à l’expulsion du rappeur.

Le rappeur est actuellement visé par un mandat d’arrêt de l’Agence des services frontaliers, qui aura la charge de l’expulser du pays si elle met la main sur lui. Il fait aussi l’objet d’un mandat d’arrêt de la police de Montréal pour non-respect des conditions et du mandat d’arrêt ontarien pour l’affaire des coups de feu.

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