Condamné auparavant pour terrorisme et assigné à résidence depuis douze ans, Kamel Daoudi a été arrêté par la police française et écroué. Il retourne en prison car il n'a pas respecté les conditions de son assignation, rapporte le média français La Montagne.

La police française a interpellé le ressortissant algérien Kamel Daoudi vendredi 25 septembre vers 21h30 dans un bar au niveau de la ville d'Aurillac, située dans la moitié sud de la France. Pour 30 minutes de retard, les services de sécurité l'ont directement conduit vers la prison de la ville. Il n'avait pas respecté les horaires de son assignation.

Il faut souligner que la justice française avait condamné Kamel Daoudi à 6 ans de prison en 2005, pour des faits de terrorisme. Considéré comme un membre d’un groupe islamiste affilié à Al-Qaïda, l'Algérien était soupçonné d'avoir participé à un attentat en 2001 contre l'ambassade des États-Unis à Paris.

Kamel Daoudi devait rentrer en Algérie

L'Algérien a finalement pu sortir de prison en 2008. Les autorités françaises avaient alors décidé de lui ôter sa nationalité française et de le renvoyer vers son pays de naissance, l'Algérie. Mais en 2009, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a annulé la procédure de son expulsion au nom du risque pour son intégrité physique s'il retournait en Algérie.

Kamel Daoudi s'en sort alors avec une assignation à résidence « à perpétuité » en France. Depuis 2019, l'homme s'est installé à Aurillac, dans le Cantal, sous certaines conditions. Il ne pouvait pas sortir de la ville, il devait pointer au commissariat d'Aurillac deux fois par jour et rentrer à son domicile à 21 heures.

N'ayant pas respecté cette dernière condition, l'Algérien se retrouve ainsi de nouveau en prison. Selon le parquet d'Aurillac, Kamel Daoudi se trouve à la maison d'arrêt d'Aurillac. Son jugement en comparution immédiate aura lieu mardi 6 octobre.

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