La 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris s'apprête à juger un ressortissant algérien vivant en France. Il s'agit du dénommé Riadh B, accusé d'« agression sexuelle » sur l'écrivain Édouard Louis. Les faits remontent à huit ans, indique ce vendredi 23 octobre Le Figaro.

C'est Édouard Louis lui-même qui a raconté sa « mésaventure » avec l'Algérien. Dans son livre paru en 2016, l'écrivain affirme avoir connu l'homme en décembre 2012, en France. « Un soir de Noël. (...) Il m'a abordé dans la rue et j'ai fini par lui proposer de monter dans mon studio. (...) Nous avons passé le reste de la nuit ensemble, on discutait, on riait. Vers six heures du matin, il a sorti un revolver et il a dit qu'il allait me tuer. Il m'a insulté, étranglé, violé », écrit Édouard Louis dans son ouvrage.

L'écrivain a aussitôt déposé plainte contre l'Algérien. L'enquête de la police française révéla, cependant, que les deux hommes avaient eu des relations « consenties et protégées », et que la situation avait dégénéré quand l'écrivain a découvert que son IPhone et son IPad avaient disparu.

L'Algérien arrêté pour « vol » et « viol avec arme »

Janvier 2016, les services de sécurité interpellent Riadh B. qui est mis en examen pour « vol » et « viol avec arme ». Lors de l'interrogatoire, l'Algérien reconnaît être l'auteur du vol. Il a néanmoins nié catégoriquement avoir violé la victime. La justice décide alors de le mettre en détention provisoire, avant de le libérer, onze mois plus tard.

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En 2019, la justice française décide de requalifier les faits en « agression sexuelle » et non « viol » et de renvoyer le ressortissant algérien devant le tribunal correctionnel. La victime refuse toutefois d'être confrontée à son présumé agresseur. Son avocat explique que son client est « moralement dans l'incapacité totale d'être confronté au mis en examen », car cela pourrait « le fragiliser encore davantage ».

Une situation qui déplaît à la défense de l'Algérien. Selon Me Marie Dosé, son « client a le droit d'être confronté à celui qui l'accuse, et ce droit lui a été dénié par la partie civile tout au long de son incarcération ». L'Algérien, âgé aujourd'hui de 34 ans, comparait ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris. Selon la même source, il risque une peine de cinq de prison ferme.

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