Le procureur de la République près le tribunal d'Oran, dans l’ouest de l’Algérie, a ordonné la mise en garde à vue d'un officier et d'un brigadier-chef de la police. Les deux policiers sont impliqués dans l'affaire du décès du jeune Khloufi Bilal, le 21 novembre, dans un commissariat de la ville d'Oran, a indiqué, samedi 28 novembre, le quotidien arabophone El Khabar.

Selon la même source, le procureur de la République du tribunal d'Oran a inculpé les policiers pour « modification des indices d'un crime » et « falsification d'un rapport officiel ». En effet, les enquêtes menées pour élucider cette affaire ont permis d'établir que le jeune homme n'a pas été arrêté par les éléments de la 15e Sûreté urbaine, mais c'est le concerné lui-même qui s'est livré aux services de sécurité, après avoir agressé son voisin avec une arme blanche. Une version différente de ce qui a été indiqué dans le rapport initial.

Le procureur a écouté plusieurs parties dans cette affaire, à commencer par les policiers et les agents de service travaillant au siège de la sécurité, où le décès a été enregistré. Il a également interrogé le frère du défunt ainsi que les éléments de la protection civile dépêchés sur les lieux pour prodiguer les premiers soins à Bilal.

À lire aussi :  En Kabylie, un homme tente d'immoler son ex-fiancée

Le représentant de la loi a finalement ordonné la mise en garde à vue des deux policiers susmentionnés, en attendant leur présentation demain, dimanche 29 novembre, devant le juge d'instruction.

Pour rappel, Bilal, âgé de 30 ans, avait trouvé la mort samedi 21 novembre, dans des circonstances mystérieuses dans un commissariat à la capitale de l'Ouest algérien, Oran. La direction de la Sûreté de la wilaya d’Oran avait indiqué, alors, que le défunt avait été arrêté pour agression physique sur « un jeune répondant aux initiale A. I. et âgé de 22 ans ».