Le procureur de la République près le tribunal d'Arzew (Oran) s'est exprimé sur la mort, le 21 novembre, du jeune Bilal Khaloufi survenue à l'intérieur du siège de la 15e sûreté urbaine d’Oran.  Dans un communiqué rendu public ce mercredi 16 décembre, le procureur a indiqué qu'il s'agissait d'un acte de suicide. 

"L’expertise de médecine légale a conclu que le décès était la conséquence d'un acte de suicide en usant du cordon de son soulier sportif", peut-on lire en effet dans le communiqué en question.

La même source rappelle que pour déterminer les circonstances de ce décès, "une enquête préliminaire a été ouverte par les services de la police judiciaire d'Oran". Il a été ainsi procédé à "des examens matériels, tout en entendant toutes les parties ayant relation avec les faits, y compris le personnel de la sûreté concerné, qui était sur place au moment de l’incident, ainsi qu'une autopsie sur la dépouille du défunt".

Quatre policiers arrêtés

Le procureur près le tribunal d'Arzew a fait savoir que quatre employés de la sûreté urbaine, théâtre du drame, ont été placés en détention provisoire après leur audition mardi 15 décembre. Une autre policière a été mise sous contrôle judiciaire, ajoute la même source. Les mis en cause sont poursuivis pour "faux et usage de faux dans des documents officiels, en y introduisant des modifications de manière à les vider de leur sens une fois avoir été achevés".

La justice leur reproche également "la détention arbitraire en dehors du cadre prévu par la loi dans des lieux désignés pour la détention des personnes arrêtées sans en informer l'autorité supérieure, d’occulter les traces du crime en changeant de lieu et en enlevant des pièces de leur lieu dans le but d'entraver le cours de la justice, de négligence entraînant la mort, ainsi que d'éluder la responsabilité civile et pénale en changeant d’endroits", ajoute le communiqué.