Reconnu coupable de « conduite en état d'ivresse ayant entraîné la mort », un individu a été condamné, dimanche 20 décembre, par le tribunal criminel d’Oran, dans l'ouest de l'Algérie, à la peine capitale, rapportent des sources concordantes. Les faits remontent au 28 juillet 2017.

Ce jour-là, cet automobiliste, complètement ivre, a foncé sur un barrage fixe de la Gendarmerie nationale, au niveau de la localité d’El Kerma, dans la wilaya d'Oran. Sur son passage, il a percuté deux gendarmes. L'un d'eux a trouvé la mort sur le coup après avoir été traîné sur plus de 20 mètres. L'autre a succombé à ses blessures au niveau de l'hôpital.

Le chauffard a également endommagé tout ce qui se trouvait devant lui. Sans l'intervention de son compagnon, qui a immobilisé le véhicule en tirant le frein à main, il aurait causé d'autres dégâts.

Il a reconnu les faits

Le prévenu, répondant au nom de B. Mammar, originaire de la wilaya de Chlef, a été arrêté sur le coup. L'enquête a révélé qu'il était sous l'emprise de produits stupéfiants et présentait un taux d’alcool de 1, 53 gr/L. En fait, la personne en question rentrait d'une soirée bien arrosée dans une des boîtes de nuit d'El Bahia.

Lors de son procès, l'accusé a reconnu les faits retenus contre lui. Pour sa défense, il a invoqué l'inconscience au moment de l'accident. Son avocat a également axé sa plaidoirie sur ce point plaidant des circonstances atténuantes.

À lire aussi :  France : Une femme giflée par un homme qui trouvait sa jupe trop courte

Poursuivi pour les chefs d’accusation « d'homicide volontaire », « conduite en état d’ivresse » et « délit de fuite », B. Mammar a finalement été condamné à la peine capitale, au grand désespoir de sa petite famille, sachant qu'il est marié et père de jeunes enfants.