C'est une véritable découverte macabre qui a été faite dans la matinée de ce samedi 2 janvier dans l'ouest de l'Algérie. Pas moins de sept corps sans vie ont été rejetés par la mer, au large de la plage dite « Les trois frères », relevant de la wilaya de Mostaganem. Parmi les victimes, se trouvaient quatre femmes, ont indiqué les services de la Protection civile de la même wilaya.

Les éléments de la Protection civile de la wilaya de Mostaganem, dans l'Ouest algérien, ont retrouvé, ce samedi, les corps sans vie de sept individus. D'après la direction de la protection civile de cette ville côtière, les cadavres sont ceux de quatre hommes et trois femmes, dont l'âge varie entre 16 à 30 ans.

On apprend que les corps des victimes ont été découverts dans un état de décomposition avancé. Une barque a été également retrouvée sur la même côte. Ce qui laisse penser qu'il s'agissait d'une tentative de migration clandestine. Les victimes auraient probablement tenté de rejoindre l'autre côté de la méditerranée, au moment où la mer était très agitée. Ce qui a provoqué le naufrage de leur embarcation, avant d'être rejetée par les vagues.

Les secouristes ont aussitôt acheminé les dépouilles des sept victimes vers l'hôpital de Mostaganem. Les médecins légistes vont tenter d'identifier les victimes à travers une autopsie. Les recherches sont également en cours sur les côtes de Mostaganem, afin de tenter de trouver d'autres dépouilles éventuelles. Entretemps, les services de sécurité ont ouvert une enquête afin de faire la lumière sur cette affaire.

À Bejaïa, aucune nouvelle des 23 jeunes harraga disparus depuis le 17 décembre

Dans la wilaya de Bejaïa, en Kabylie, les familles des 23 jeunes harraga sont toujours à la recherche de leurs enfants. Ces derniers n'ont plus donné de signe de vie, depuis qu'ils sont pris le large, le 17 décembre dernier, pour rejoindre les côtes espagnoles ou italiennes.

Très inquiets, les proches des jeunes harraga algériens ont lancé un cri de détresse aux autorités algériennes pour être aidés. « S’ils sont en prison, qu’ils nous le disent ; s’ils sont morts, qu’ils les rapatrient pour qu’on les enterre. Mais ils n’ont pas le droit de nous laisser ainsi sans nouvelle. Nos mères souffrent le martyre ; on ne travaille pas, on ne mange pas, on ne dort pas. Je ne souhaite à personne de vivre cela dans sa chair. C’est insupportable », a confié le frère de l'un des jeunes disparus.

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