La Cour de justice de la wilaya Oran, dans le nord-ouest de l'Algérie, a reporté le jugement d'une affaire de « vol de cadavre » impliquant quinze personnes, dont le directeur du CHU d'Oran. Le scandale a éclaté en avril 2019 après la découverte du vol de la dépouille d'un nouveau-né pour des prélèvements d'organes, rapportait mardi 5 janvier le média arabophone Echorouk.

Selon la même source, la Cour d'Oran a décidé du report du verdict dans cette affaire qui a choqué l'opinion publique locale. L'enquête enclenchée après la disparition du corps du nouveau-né a révélé l'implication de quinze personnes, dont « le directeur de l’hôpital universitaire, le chef du service maternité, sept sages-femmes, une infirmière, une femme de ménage ainsi qu’un éleveur de volailles et deux autres femmes n’appartenant pas au corps médical ».

La justice n'arrive pas à statuer

Tout a commencé lorsque le père du nouveau-né décédé s'est présenté à l'hôpital universitaire en question pour récupérer le corps de son fils. Surpris d'apprendre que la dépouille était introuvable, il s'est dirigé vers les services de sécurité pour porter plainte contre le CHU. L'enquête enclenchée par les autorités concernées a donc permis de situer la responsabilité de quinze personnes, parmi lesquelles le directeur de l'établissement hospitalier.

Les faits remontent au mois d’avril 2019. Ainsi, après presque deux années de l'éclatement de cette affaire de prélèvement d'organes, les autorités judiciaires de la wilaya d’Oran n’ont toujours pas rendu leur verdict, du fait de la complexité du dossier.

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