L’homme d’affaires et homme politique Rachid Nekkaz a été conduit, ce mardi 19 janvier, de sa cellule à la prison de Koléa pour être présenté devant le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, sans que ses avocats ne soient au courant. C'est ce qu'a affirmé Me Zoubida Assoul, une de ses avocates.

Ainsi, Rachid Nekkaz qui attendait l’étude de sa demande de libération provisoire pour le 20 janvier a été conduit devant le juge d’instruction à l'insu de ses avocats. Zoubida Assoul qui fait partie du collectif de défense de l’activiste a affirmé que « c’est par hasard qu’un de nos collègues, membre de collectif de défense, a appris que Rachid Nekkaz a été présenté devant le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed ». L'avocate et ses collègues ne savent pas pourquoi l'activiste a été présenté devant un nouveau juge.

A défaut d’éléments d'informations, Zoubida Assoul soupçonne l’existence d’une nouvelle affaire ouverte contre l’homme politique. Elle rappelle que le dossier pour lequel Rachid Nekkaz est poursuivi actuellement est ouvert au niveau du tribunal de Dar El Beïda, à Alger.

Le procès de Rachid Nekkaz n'est pas encore programmé

Il faut rappeler que la chambre d’accusation près la Cour d'Alger a décidé de transmettre le dossier de l'activiste au tribunal criminel de Dar El Beïda, le 29 juillet dernier. Son procès n'a pas encore été programmé. Le président du parti « Mouvement pour la jeunesse et le changement » a été placé sous mandat de dépôt à la prison d’El Harrach le 4 décembre 2019. Nekkaz est accusé d’« atteinte à l’unité nationale », « incitation des citoyens à prendre les armes » et « attroupement et agression physique ».

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Il a réclamé son jugement par un tribunal militaire. Il a estimé que « sa mise en détention ainsi que les lourdes charges retenues contre lui sont la conséquence de sa plainte contre le défunt général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major et vice-ministre de la Défense, pour violation de l’article 55 de la Constitution et pour avoir publié une vidéo sur sa page Facebook le 18 septembre 2019, appelant à combattre les députés qui ont voté la loi sur les hydrocarbures ».

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