L’activiste politique Rachid Nekkaz aurait été agressé par la police à Mostaganem, selon une vidéo postée sur sa page Facebook ce lundi 22 février. La vidéo montre l’activiste allongé sur la banquette arrière d’un véhicule en route vers l’hôpital.  

Cette vidéo a été filmée dans un véhicule. L’une des personnes qui accompagnaient Rachid Nekkaz affirme que la police de Mostaganem les avait « agressés d’une façon illégale ». Elle affirme aussi que l’activiste a eu un malaise, suite à « cette agression par la police de Mostaganem ». L’auteur de la vidéo a ajouté qu’ils (Nekkaz et les occupants du véhicule, ndlr) étaient « en route vers l’hôpital de la ville sans savoir quelles sont les conséquences de cette agression sur une personne atteinte de cancer », signalant qu’ils étaient suivis par une voiture de police.

La personne qui a filmé cette scène, visiblement très touchée, a tenu à rappeler la maladie de Rachid Nekkaz ainsi que ses appels à construire un Etat de droit. A signaler que dans cette vidéo, dont la qualité s’est soudainement détériorée, l’on ne distingue pas clairement Rachid Nekkaz, ce dernier étant allongé sur le ventre.

Plusieurs sources affirment également que Rachid Nekkaz a été arrêté après avoir pris la parole lors du rassemblement citoyen de Mostaganem.

Libéré le 19 février

Il faut rappeler que Rachid Nekkaz a affirmé après sa libération, le 19 février passé, qu’il n’avait bénéficié d’aucune grâce. « Je suis très heureux d’être libre mais sachez que je suis libre uniquement à titre provisoire, je n’ai pas été gracié, car je n’ai pas été jugé. Je n’ai pas été condamné, donc je ne peux pas être gracié ».  L’activiste a également décidé de porter plainte pour les négligences dont il a été victime. « Mes avocats préparent une plainte qui va être déposée à la Cour suprême et au Comité des droits de l’Homme dans les prochains jours », avait-il affirmé.

Rachid Nekkaz a été libéré après 443 jours de détentions à la prison de Koléa, à l’ouest d’Alger, et ensuite à la prison d’El Abiodh, à Sidi Cheikh.

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