Un groupe de travail du Comité des droits de l'Homme à l'ONU a adressé une lettre aux autorités algériennes pour demander des explications sur l’arrestation, la détention et la condamnation de l’activiste de Khenchela, Yacine Mebarki. Composé des cinq rapporteurs, le groupe a rendu publique, le 9 mars, une lettre adressée au gouvernement algérien, le 8 janvier dernier.

Ainsi, ce groupe de travail sur la détention arbitraire, composé d'un rapporteur spécial sur le droit de réunion pacifique et la liberté d'association, de la rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l'Homme, du rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones, du rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités ainsi que du rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction, s'est appuyé sur les résolutions 42/22, 41/12, 43/16, 42/20, 43/8 et 40/10 du Conseil des droits de l’Homme pour s'adresser à l'Algérie.

Ces rapporteurs de l'ONU s'interrogent sur le cas de Yacine Mebarki. « Dans ce contexte, nous souhaiterions attirer l’attention du Gouvernement de votre Excellence sur des informations que nous avons reçues concernant des allégations relatives à l’arrestation et la détention arbitraires ainsi que la condamnation à un an de prison et une amende de 50 mille dinars (environ 380 USD) contre M. Yacine Mebarki », peut-on lire dans cette lettre.

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La lettre indique que « M. Mebarki est un agriculteur, citoyen algérien amazigh de la ville de Khenchela, de 52 ans, connu pour son engagement dans la défense des droits des Amazighs et pour sa participation au mouvement de contestation populaire du Hirak ».

Les rapporteurs inquiets sur la situation des droits de l'Homme

La lettre conclut que « les allégations reçues, si elles sont confirmées, signalent une question sérieuse et préoccupante en matière de droits de l’homme qui justifie que nous attirions l’attention des autorités algériennes sur ce cas. Nous nous réservons le droit d’exprimer publiquement notre inquiétude à ce sujet afin que l’opinion publique soit informée des conséquences en matière de libertés individuelles des poursuites menées contre M. Mebarki. Aussi, souhaitons-nous de la part des autorités algériennes une réponse prompte et détaillée. Toute expression publique de notre part de nos préoccupations, indiquera que nous avons pris contact avec le Gouvernement de votre Excellence afin de clarifier le sujet en question »

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