Il y a quelques jours, les autorités algériennes ont demandé à des agriculteurs marocains de quitter les parcelles de terre qu'ils exploitaient depuis plusieurs années et qui se trouvent sur le territoire algérien. Des sources sécuritaires ont indiqué à l'agence officielle (APS) que cette opération « entrait dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue dans la région ».

Ce jeudi 18 mars est le dernier délai fixé par les services de sécurité algériens à des agriculteurs et paysans marocains pour évacuer les terres agricoles qu'ils cultivaient depuis de nombreuses années et qui se trouvent sur le sol algérien. D'après les autorités locales, citées par l'agence de presse algérienne, l'objectif de l'Algérie est avant tout de fermer « les issues utilisées par des bandes criminelles organisées dans le trafic de drogues », et ce, au niveau de la frontière algéro-marocaine, plus précisément au niveau de la localité de « Ouahat Laaroda », relevant de daïra de Beni Ounif, dans la wilaya de Bechar.

Ainsi, cette fermeture intervient dans le cadre « des développements au niveau régional et en renforcement des efforts de l'Etat algérien dans la sécurisation de sa bande frontalière, suite à des manquements dans l'exploitation de parcelles de terrain algériennes par des citoyens marocains à Ouahat Laaroda », ont indiqué les mêmes autorités.

Les agriculteurs marocains quittent les terres algériennes

Dans le même sillage, les mêmes sources indiquent qu'« en dépit de tout ce qui se trame contre l'Algérie, ici et là, ses principes demeurent indéfectibles en termes de bon voisinage et de respect mutuel mais invincibles pour quiconque serait tenté de porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité », rapporte l'APS tout en rappelant le rôle des Gardes-frontières de protéger les frontières, notamment en luttant contre la contrebande et le crime organisé.

De leur côté, les agriculteurs marocains ont tenté dans un premier temps de protester contre la décision de l'Algérie en organisant des sit-in au Maroc, pour demander l'intervention des responsables marocains. Mais devant le silence de ces derniers, les fellahs marocains ont fini par quitter la région, en promettant de ne plus revenir sur les lieux, comme le montrent les images de la télévision algérienne.