Le chef de l'Etat, Abdelmadjid Tebboune, a convoqué le corps électoral pour des législatives anticipées le 12 juin 2021. Certains partis politiques ont déjà annoncé leur participation, notamment ceux gravitant habituellement autour du pouvoir. Mais d'autres, comme le FFS et le RCD, n'ont pas encore fait connaître leur position vis-à-vis de ce scrutin.

Si les partis du pouvoir, à l'instar des FLN, RND et TAJ et Talaie el Hurriyet, ont déjà pris la décision de participer aux élections législatives anticipées du 12 juin, ce n'est pas encore le cas pour certains partis de la mouvance démocratique. Seul le Parti des travailleurs de Louisa Hanoune s'est prononcé contre la participation à ce scrutin pas comme les autres.

Le FFS et le RCD n'ont pas encore pris une décision à l'égard de ces élections. Mais il faut dire que le parti présidé par Mohcine Belabbas ne va pas tarder à rendre publique sa décision. En effet, le RCD a programmé une réunion de son conseil national pour le samedi 20 mars. Les membres de cette instance délibérante vont certainement aborder la question de cette élection.

Le RCD veut rester en phase avec le Hirak

Ce parti qui accompagne le mouvement de contestation populaire depuis son début en février/mars 2019 compte tous les indices montrant sa tendance vers le boycott. Donc, il est fort probable que la décision de boycotter le scrutin du 12 juin sorte de la réunion de son conseil national, prévue samedi 20 mars.

Ce n'est pas encore le cas pour l'autre parti de la mouvance démocratique, en l'occurrence le FFS. Ce parti qui souffre d'une crise interne chronique, maintient encore le suspens sur sa participation ou non aux législatives anticipées. Son Instance présidentielle (IP) a convoqué une réunion du conseil national pour le 3 avril.

A cette occasion, la participation ou non au scrutin législatif sera vraisemblablement abordée par les membres de cette instance. Au sein de ce parti fondé par feu Hocine Aït Ahmed, il y a trois tendances qui émergent dans ce débat interne qui a débordé sur les réseaux sociaux. La crise interne qui sévit encore au FFS a permis de montrer sur la scène publique toute l'étendue des divergences entre cadres et entre militants.

Les trois tendances qui s'affrontent au sein du FFS

En fait, il y a ceux qui sont pour la participation au scrutin. Ce sont ceux qui pensent qu'il faut occuper tous les espaces d'expression. Au FFS, il y a également ceux qui défendent l'idée d'un boycott actif des législatives, en précisant clairement qu'il faut faire barrage à la feuille de route du pouvoir. Enfin, une troisième tendance estime que la meilleure façon de rejeter le système, tous clans confondus, c'est de rejeter le scrutin.

Aussi, cette dernière tendance considère la préparation du 6ème Congrès national ordinaire comme prioritaire et pense que toute prise de position à l'égard des législatives anticipées peut être interprétée comme une caution à un clan du régime au détriment d'un autre. Qui des trois tendances remportera le suffrage des membres du conseil national ? La réponse viendra le 3 avril.

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