L’homme d’affaires algérien et PDG de Cevital, Issad Rebrab, va investir 10 millions d’euros cette année dans les deux sites de sa filiale Brandt France, en Orléans et en Vendôme. Selon le journal économique La Tribune, cet investissement serait destiné au lancement de nouveaux produits de cuisson innovants, ce qui créera une cinquantaine d’emplois.

Brandt affiche de nouvelles ambitions en France, où ses parts de marché ont progressé l’an dernier  malgré le Covid-19. Le groupe d’électroménager, repris il y a sept ans par l’agglomérat algérien Cevital d'Issad Rebrab, compte investir 10 millions d’euros sur ses deux sites d’Orléans et de Vendôme, et table sur un rebond de ces recettes à hauteur de 30% en 2021. La filiale de Cevital compte lancer de nouveaux produits de cuisson innovants à mettre sur le marché à l'horizon 2021-2022. Ces produits ont pour objectif de conforter la position de leader du groupe, inventeur de l'induction, sur le segment de la cuisson.

Spécialisées dans la cuisson avec les marques haut de gamme De Dietrich et moyenne gamme Sauter et Brandt, ces usines ont commencé à fabriquer plusieurs nouveaux fers de lance commerciaux pour le groupe. Four à cuisson ultra-rapide, table à induction ergonomique et intuitive, sonde connectée anti-débordement sont les innovations conçues par la cellule Recherche & développement adossée au site orléanais.

Des recettes en repli de 20% en 2020

A souligner que 60% du chiffre d'affaires du groupe, soit 200 millions d'euros en 2020, est issu des produits fabriqués à Orléans et Vendôme. Le groupe d’électroménager emploie 18 000 salariés. Pour autant, Brandt a terminé l'année avec des recettes en repli de 20% après l'arrêt de ses deux usines pendant plusieurs semaines lors du premier confinement. Mais avec ce nouvel investissement, le groupe compte porter à 25% la part de l'export dans ses recettes (15% en 2020), à l'horizon 2025.

« L'augmentation exponentielle du taux de télétravail dans les entreprises depuis un an a favorisé la pratique de la cuisine à domicile et poussé les Français à renouveler leur électroménager sur ce segment.  Notre pari est désormais d'accompagner cette croissance tout en sachant qu'elle sera limitée dans le temps, » explique Simon Barbeau, président de Brandt France.

De son côté, le syndicaliste Laurent Prévôt, secrétaire CFDT du conseil social et économique de Brandt Vendôme, s’est dit « optimiste par rapport au plan stratégique », mais reste « sur la réserve » quant aux annonces de création d’emplois. Il rappelle, dans une déclaration à La Nouvelle République, que « lors du dernier CSEC (conseil social et économique central), le 24 février, on nous a parlé de six postes envisagés pour 2021 à Vendôme et 31 à Orléans. […] Mais à Vendôme, l’an passé, il y a eu 18 départs en retraite, et zéro remplacement ».

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