L’Algérie ne figure pas sur la liste des pays menacés par les restrictions sur les visas Schengen. Treize pays d'Afrique et du Moyen-Orient sont menacés de restrictions de visas pour manque de coopération dans le rapatriement des sans-papiers, a rapporté, dimanche 28 mars, le journal allemand Die Welt.

Selon la même source, la liste « noire », établie par la Commission européenne, ne comporte pas l’Algérie, qui est pourtant considérée comme l’un des pays « non coopératifs ». Cette liste comprend l’Irak, l’Iran, la Libye, le Sénégal, la Somalie, le Mali, la Gambie, le Cameroun, la République du Congo, l’Egypte, l’Erythrée, l’Ethiopie et la Guinée-Bissau.

La Commission européenne accuse les gouvernements de ces pays de manquer de coopération lorsqu’il s’agit de réadmettre leurs citoyens dont la demande d’asile a été rejetée au sein de l’Union européenne. Ces pays devraient faire l’objet de changements dans la politique des visas au cas où la coopération ne montrerait aucun signe d’amélioration. L’augmentation des frais de visa Schengen ou la suppression de la limite de 15 jours pour le traitement des demandes de visa sont les options en instance.

En effet, les nouvelles dispositions validées par les pays de l’Union européenne, entrées en vigueur en février 2020, disposent qu’en cas de non-coopération du pays concerné par le rapatriement de ses migrants en situation irrégulière, le Comité de suivi proposera au Conseil européen une décision exécutive imposant des restrictions de visa et une hausse des droits de visa Schengen.

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Des avantages aux pays qui coopèrent

Mais si le Comité constate que l’État concerné coopère sensiblement, la Commission peut proposer à l’Union européenne une décision exécutive visant à réduire les frais de visa, les délais de traitement des demandes de visa ou l’extension à un visa d’accès multiples.

Cette nouvelle politique prévoit des avantages à accorder aux ressortissants des pays qui coopèrent « de manière satisfaisante en vue du retour et de la réadmission des migrants en situation irrégulière ». Ces pays pourront bénéficier de davantage de mesures d’assouplissement dans le traitement des demandes de visa, la durée de validité des visas délivrés, le montant des droits de visa et l’exemption de ces droits applicables à certains voyageurs.

A cet effet, un comité d’évaluation du degré de coopération des pays, notamment maghrébins, en matière de rapatriement des migrants illégaux, a été installé.

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