Le tribunal correctionnel de Dar El Beïda, à Alger, a condamné, jeudi 15 avril, un homme à 20 ans de prison ferme pour avoir assassiné sa femme et mère de ses trois enfants à leur domicile familial. Le détenu, qui a nié les faits dans un premier temps, a tenté de faire croire que c'était son épouse, qu'il accusait de « sorcellerie », qui avait mis un terme à sa vie. C'est ce qu'a rapporté, vendredi 16 avril, le média arabophone Echorouk.

Les faits se sont déroulés au mois de juillet dernier dans la commune de Bordj El Bahri, dans la banlieue est d'Alger. Tout avait commencé par une violente dispute entre la femme, âgée d'une quarantaine d'années, et son époux qui l'accusait de pratiquer « la sorcellerie » en compagnie de sa mère et de ses frères afin de « le contrôler comme elle le souhaitait ».

Profitant de l'absence de ses trois enfants, l'homme s'est saisi d'un objet tranchant et passa à l'acte. Le rapport de l'autopsie relèvera un crime d'une extrême violence. En effet, selon le médecin légiste qui a examiné le corps de la mère de famille, cette dernière a reçu plusieurs coups de poignard au niveau du cou et présente des traces d'étouffement, des égratignures et des hématomes dans différentes parties du corps.

Il voulait faire croire que sa femme s'était suicidée

Selon la même source, avoir commis son crime, le mari a quitté le domicile familial avec ses trois enfants. Lors de l'enquête, le prévenu a nié tous les faits. Il a même voulu faire croire que sa femme s'était suicidée et qu'elle se comportait mal depuis un certain temps à cause de ses « actes de sorcellerie ».

Alors que le procès se déroulait jeudi, le tribunal correctionnel de Dar El Beïda a condamné le mis en cause à 20 ans de prison ferme pour le meurtre de sa femme.

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