Un sans-papiers algérien a été condamné à quatre mois de prison ferme sans mandat de dépôt, lundi 19 avril, par le tribunal correctionnel de Nantes, dans l’ouest de la France. Il a été reconnu coupable d'usurpation d'identité. Sa victime est un retraité français. 

Il faut dire que le ressortissant algérien s'en est plutôt bien sorti. Sa santé mentale lui a peut-être épargné une lourde peine. En effet, selon le site Actu.fr, qui a rapporté l'information mardi 20 avril, l'Algérien a été diagnostiqué schizophrène.

Lors de l'audience, il a d'ailleurs tenu des propos incohérents. Il a affirmé qu'il connaissait l'ancien président de l'ex-Front national (actuel RN), Jean-Marie Le Pen, et qu'il avait travaillé à l'Elysée. Il a également soutenu qu'il était le fils de Brigitte Bardot et qu'il était, entre autres, pilote de ligne à Air France, astronaute ou encore docteur en psychologie.

« Fils de Brigitte Bardot »

Le sans-papiers originaire d'Algérie, qui était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), vivait avec une fausse identité depuis deux ans. Il s'est fait délivrer un livret de famille et une carte d’identité nationale au nom du retraité français. L'Algérien profitait, depuis, de plusieurs avantages au détriment de sa victime.

La vie du retraité français, quant à lui, est devenue « un cauchemar » à tel point qu'il a songé au suicide. C'est ce qu'il a affirmé lors du procès, selon toujours Actu.fr. « Je dois être opéré, mais je n'y vais pas car je suis bien incapable d'avancer l'argent. Ce cauchemar, je ne le souhaite à personne, pas même à mon pire ennemi. Je ne vis plus, madame la présidente : j'ai peur maintenant d'ouvrir ma boîte aux lettres... J'ai même pensé au suicide, honnêtement », se plaint la victime. Le retraité recevait des amendes et s'est vu bloquer sa carte vitale (assurance maladie), suite à l'usurpation de son identité.

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La présidente du tribunal correctionnel de Nantes a avoué qu'elle n'avait jamais traité une telle affaire en 30 ans de carrière. Elle prononcera une peine de quatre mois de prison ferme (sans mandat de dépôt) à l'encontre du ressortissant algérien.

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