Le tribunal de Lorient, à l'ouest de la France, a condamné un Algérien à une peine de 18 mois de prison ferme pour avoir agressé son ex-épouse. Le mis en cause est également accusé d'avoir obligé son fils de 13 ans à visionner des images pornographiques, rapporte Le Télégramme, quotidien régional de Bretagne.

Les faits remontent au 7 mai dernier. Tout avait commencé lorsque l'Algérien âgé de 31 ans s'était rendu à la maison de son ex-femme se trouvant à Pontivy. Il voulait obtenir une attestation d’hébergement de cette dernière afin régulariser sa situation, lui qui se trouve en situation irrégulière en France et menacé d'expulsion vers son pays d'origine, l'Algérie.

Sur place, le trentenaire constate que son ex-conjointe est absente. Présent à l'intérieur de la maison, son fils de 13 ans a refusé d'ouvrir la porte à son père. Ce dernier décide alors de s'introduire « en mettant le pied dans la porte », selon la présidente du tribunal de Lorient, lors du procès qui a eu lieu lundi 10 mai. À l'intérieur il obligea le jeune adolescent à regarder des images pornographiques sur son téléphone, en attendant l'arrivée de sa mère.

« C’était un film d’horreur, j’ai cru que j’allais mourir et mon fils aussi »

À son arrivée, la femme a eu la mauvaise surprise de tomber sur son ex-mari qui l'a aussitôt violentée, comme il le faisait depuis toujours, « parce que je refusais d’avoir des relations sexuelles », a expliqué la victime au même tribunal. Ce que le mis en cause a nié.

« Il m’a jetée sur le canapé et m’a étranglée », devant les yeux de leur fils de 13 ans, a raconté la victime. La femme finit par signer le papier de l'Algérien, mais les déboires de la mère et son fils ne sont pas encore finis. Cette fois-ci, c'est de l'argent qu'il réclame : « 150 € pour manger », indique la victime. Voulant éviter le pire, la femme le conduit jusqu’à un distributeur et lui retire de l'argent. Elle a révélé que l'homme l'avait de nouveau agressé sur leur chemin. Alors que leur fils, resté terrifié à la maison, décide de coller une affiche à la fenêtre pour appeler à l’aide. « C’était un film d’horreur, j’ai cru que j’allais mourir et mon fils aussi », raconte la femme, toujours sous le choc.

Après avoir écouté toutes les parties, le tribunal de Lorient a finalement condamné l'Algérien à 18 mois de prison ferme s’il reste en France. Inscrit au fichier des délinquants sexuels, le prévenu est désormais interdit de prendre contact avec son ex-femme ainsi que son fils, auxquels il devra verser 1 000 € chacun pour le préjudice moral subi.

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