Les élections locales auront lieu en septembre. C'est ce qu'a déclaré le porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, dans un entretien accordé au journal Horizons (édition du 6 juin). Le ministre de la Communication a confirmé la volonté des décideurs à poursuivre l'application d'une feuille de route pourtant contestée par une grande partie de l'opposition.

Les élections locales auront lieu en septembre

Le ministre de la Communication l'annonce officiellement : les élections locales auront lieu en septembre. Ammar Belhimer confirme ainsi que pour les décideurs, le seul changement possible interviendra par les urnes. Il a profité de l’occasion pour vilipender l'opposition et le Hirak, en affirmant « ceux qui ne croient pas au changement par les urnes ne croient pas au changement par les institutions, ni par le droit ou la Constitution ». Belhimer estime que « les forces politiques qui refusent de s'inscrire dans processus électoral adoptent un logiciel transitionnel chaotique en soutenant les programmes des années 1990 découlant d’un néolibéralisme régalien, qui a été derrière l’effondrement des républiques socialistes dans le passé ».

Belhimer vilipende le Hirak

Le responsable du département de la Communication fait le parallèle entre les revendications du Hirak et des partis politiques de l'opposition et la situation de certains pays en crise. « On retrouve ces pratiques dans le monde arabe à travers les printemps et les révolutions. On sait où a mené la mise en œuvre de ce plan. L’Irak, la Syrie, le Yémen et la Libye sont des exemples édifiants. Ce logiciel transitionnel a été synonyme d’aventures, de guerres civiles et de chaos. Aucun pays qui a emprunté la voie transitionnelle n’a réussi à s’en sortir », a-t-il affirmé. 

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Il faut dire que la feuille de route choisie par les décideurs ne fait pas l’unanimité en Algérie. En effet, depuis le 22 février, une grande frange de la société revendique un changement radical. Un changement qui ne passe pas forcément par le processus électoral décidé du temps de Ahmed Gaïd Salah, selon plusieurs partis politiques et activistes. Ces derniers rappellent que les conditions pour des élections libres ne sont pas réunies. Ils s'appuient, également, sur le taux de participation très faible lors des derniers scrutins organisés en Algérie pour dire que le peuple aspire à un véritable changement.