Un sans-papiers algérien n'a pas trouvé mieux pour se faire expulser de France et rentrer au pays que de commettre un acte de vandalisme. Cela s'est passé le 4 juin dernier au niveau du département Hauts-de-Seine, où le sans papier a mis le feu à un distributeur de journaux.

Âgé d'une trentaine d'année, ce sans-papiers algérien a rejoint la France en 2017. Son aventure a cependant mal tournée. Le rêve est devenu ainsi un cauchemar pour lui. An France, pour ainsi dire, il n'a pas pu se frayer le chemin qu'il voulait.

Le sans-papiers algérien à bout

« Je meurs d’envie de retourner chez moi en Algérie. »

Au bout du désespoir, il voulait coûte que coûte retourner en Algérie. Le commissariat de police de Versailles, où il a son adresse postale, n'a pas voulu lui remettre son passeport pour qu'il puisse acheter un billet d'avion, indique le site Actu Hauts-de-Seines qui a rapporté l'information.

Le jeune Algérien n'a ainsi trouvé aucun autre moyen pour rentrer en Algérie. Il a alors opté pour cette « malicieuse » idée de mettre le feu à un distributeur de journaux. Il a d'ailleurs eu ce qu'il voulait, puisqu'il a été arrêté par les service de sécurité après son acte.

Le sans-papiers algérien s'explique

« Je meurs d’envie de retourner chez moi en Algérie. Je n’ai plus de logement, j’ai perdu mon travail, je n’ai plus personne ici. », a-t-il expliqué lors de son procès qui s'est tenu le 8 juin. « J’étais très perturbé ce jour-là et des gens ont fait pression sur moi. Je ne les connais même pas, je les connais de vue. C’était indépendant de ma volonté. Si je n’avais pas été aussi anxieux, je ne l’aurais jamais fait », a-t-il encore déclaré.

Le prévenu a été condamné à 8 mois de prison avec un maintien en détention et une interdiction définitive du territoire français.