La sénatrice française Laurence Rossignol a appelé à « aider le Hirak en Algérie ». La vice-présidente du Sénat, qui s'est exprimée sur les onde de la Radio RFI dans la matinée du mardi 15 juin, a réitéré ses positions par rapport au Hirak en Algérie. Elle appelle la France à venir en aide au mouvement démocratique en Algérie.

La France appelée à aider le Hirak

« La France ne peut pas rester indifférente à ce qui se passe en Algérie. »

En effet, la sénatrice a estimé que la France devait « aider » le Hirak. « Elle ne peut pas rester indifférente à ce qu’il se passe en Algérie ». Laurence Rossignol a estimé, dans son intervention, que les « droits humains sont bafoués en Algérie ». « La France ne peut rester indifférente à ce qu’il se passe en Algérie», a-t-elle affirmé sur les ondes de Radio RFI. Elle a ajouté que « la France doit partout aider ceux qui luttent pour la démocratie ».

Ingérence française en Algérie ? La sénatrice s'explique

La sénatrice, qui rejette les accusations d'ingérence dans les affaires internes de l’Algérie, explique que « c’est l’argument du pouvoir algérien pour nous intimer à tous de nous taire ».

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Elle indique qu'elle interpelle les autorités pour « le sort du mouvement démocratique en Algérie » et rappelle qu'elle a fait la même chose pour les Ouïghours.

Laurence Rossignol insiste sur sa position et répond indirectement au ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, qui avait affirmé, il y a 3 semaines, que « c'est aux Algériens, et à eux seuls, de fixer les modalités de ce destin ».

« Ce qui se passe en Algérie concerne directement la France. »

La vice-présidente du Sénat s'est également exprimé sur les élections législatives du 12 juin. Elle a fait remarqué que ces élections ont été marqué par un « énorme taux d'abstention ». « Ces élections montrent que les Algériens n’ont pas suivi ce que le gouvernement proposait pour faire avancer la démocratie ».

Laurence Rossignol persiste et signe : « ce qui se passe en Algérie concerne directement la France». Pour elle, la jeunesse algérienne « voit qu’elle n’a plus d’avenir dans le pays » et cherche à le fuir en allant vers la France. La sénatrice argumente que le premier frein à l’émigration clandestine serait la démocratisation des pays de la rive sud.