Le journaliste marocain Soulaimane Raissouni a été condamné à 5 ans de prison. Edward Price, porte parole de la diplomatie des États-Unis, a sévèrement critiqué, le lundi 12 juillet, ce verdict et a appelé le Maroc à protéger la liberté de la presse dans le Royaume. 

La condamnation de Soulaimane Raissouni fait réagir

Ainsi, la condamnation du journaliste marocain continue de faire réagir les gouvernement et les ONG internationales. « Nous pensons que la procédure judiciaire ayant mené à ce verdict est en contradiction avec les promesses fondamentales du système marocain sur des procès équitables pour les individus accusés de crimes, et avec la promesse de la Constitution de 2011 et le calendrier de réformes de sa majesté le roi Mohammed VI », a affirmé le porte parole de la diplomatie américaine Edward Price.

Les USA appellent au respect de la liberté de la presse au Maroc

Il a ajouté que « la liberté de la presse est un fondement des sociétés sûres et prospères et le gouvernement doit s’assurer que les journalistes peuvent jouer leur rôle essentiel sans craindre une attention injustifié, la violence ou les menaces ».

Le diplomate américain s'est également exprimé sur d'autres cas de journalistes marocains persécutés. Edward Price a notamment fait référence au cas de Omar Radi, poursuivi pour viol et pour atteinte à la sécurité intérieure de l’État.

Le rédacteur en chef de Akhbar Al Youm condamné à 5 ans de prison

Il faut souligner que Soulaimane Raissouni, rédacteur en chef du journal Akhbar Al Youm, est poursuivi pour  agression sexuelle après une plainte déposée par un militant LGBT. Arrêté fin mai 2020, il dit avoir perdu, depuis cette date, plus de 35 kg, dont 18 kg pendant sa grève de la faim lancée pour dénoncer la « grande injustice » de sa détention préventive. Son état de santé se dégrade de jour en jour. Il est en danger de mort. Plus de 350 personnalités marocaines et étrangères avaient appelé l’éditorialiste à mettre fin à sa grève de la faim.