L’organisation Reporters Sans Frontières (RSF) a rectifié le tir concernant l'Algérie qu'elle a citée dans de ses publications comme potentiel utilisateur du logiciel espion israélien Pegasus. L'ONG a ainsi retiré l'Algérie de ladite liste et exprimé « ses regrets » dans un erratum rendu public le vendredi 23 juillet 2021.

« Erratum :  Dans un premier temps, nous avons fait figurer l’Algérie dans la liste des pays clients de NSO. Cette erreur, que nous regrettons, a été corrigée », a écrit Reporters Sans Frontières dans son communiqué. Cet erratum, faut le noter, intervient quelques heures après que l'Algérie ait annoncé avoir « déposé plainte contre cette organisation pour diffamation ».

Cette plainte a été portée, pour rappel, par l'ambassadeur de l'Algérie a Paris, qui a déclaré ce vendredi 23 juillet que « l’ambassadeur de l’Algérie en France, Mohamed-Antar Daoud, a déposé, ce jour, au nom du gouvernement algérien, une plainte pour diffamation, auprès des instances judiciaires françaises, à l’encontre de Reporters Sans Frontières (RSF) ».

L'Ambassade d'Algérie en France dénonce les allégations portées par RSF

« Cette action en justice porte sur l’assertion contenue dans un communiqué publié par RSF le 19 juillet 2021 sur son site web, selon laquelle l’Algérie figure parmi les pays en possession du logiciel Pegasus et qu’elle l’utiliserait pour espionner d’autres parties », a précisé la représentation diplomatique algérienne à Paris. L’Ambassade a qualifié ces « allégations » de « diffamatoires » et de « mensongères », qui sont « inadmissibles » et relèvent de la « manipulation de RSF connue pour son acharnement vis-à-vis de l’Algérie ».

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L’Algérie « ne dispose aucunement de ce logiciel et n’a jamais eu à l’utiliser, ni à traiter ou à collaborer, de quelque manière que ce soit, avec les parties détenant cette technologie à des fins d’espionnage visant à porter atteinte à l’honneur et à la réputation d’un pays respectueux de la légalité internationale », a ajouté la représentation diplomatique algérienne en France dans son communiqué.

Il est à noter par ailleurs que d'autres pays africains ont été cités dans la liste des potentiels pays ayant fait usage de ce logiciel d'espionnage.