L'administration américaine sous le président Joe Biden semble vouloir "corriger" celle de son prédécesseur Donald Trump dans certains aspects. C'est le cas de la question du Sahara occidental sur laquelle les USA ont montré une volonté de recadrer le parti pris de l'administration Trump.

En effet, le secrétaire d'Etat adjoint US chargé du Moyen-Orient, Joey Hood, a séjourné en Algérie où il s'est entretenu avec le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra. À cette occasion, il s'est exprimé sur la question du Sahara occidental, rompant clairement avec la position de l'ex-président.

La position des États-Unis à propos du Sahara occidental

À la fin de son mandat, Donald Trump a carrément reconnu la marocanité du Sahara occidental. Contrairement aux résolutions de l'ONU sur cette question et même aux positions de toutes les administrations des États-Unis depuis la naissance de la crise en 1975.

L'administration Biden corrige la décision de Trump sur le Polisario

« Notre position claire est : Nous voulons voir un processus dirigé par l’ONU qui aboutit à un accord acceptable par toutes les parties et qui mène à la paix et à la stabilité, c’est ce qu’il y a de mieux pour la région et c’est l’approche à laquelle nous allons consacrer notre temps, notre énergie et nos efforts », a affirmé le diplomate étasunien à Alger.

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Normalisation des relations entre le Maroc et Israël

Il est clair que cette position plus ou moins équitable tranche clairement avec celle de l'administration Trump qui avait fini par considérer le Sahara occidental comme une province marocaine, et ce, en contrepartie de la normalisation par le Royaume chérifien de ses relations avec Israël.

Les USA veulent que l'ONU joue un rôle central dans le conflit Maroc - Sahara occidental

Mieux que cela, Trump et son secrétaire d'État Mike Pompeo n'avaient pas évoqué le problème de l'absence d'un envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU. L'administration de Joe Biden veut qu'Antonio Guterres désigne un nouvel envoyé personnel, et ce, malgré la réticence du Maroc.

« Nous voulons voir le nom de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies dès que possible », a d'ailleurs précisé Joey Hood, notamment parce que l'administration Biden considère que l'ONU doit reprendre le rôle central qu'elle doit jouer dans cette histoire.

Le diplomate américain pense aussi que l'envoyé personnel que Guterres doit désigner devra vite commencer à travailler. Surtout que le retrait de l'ex-émissaire de l'ONU Horst Kolher date déjà de plus de deux ans. Et ce poste vacant ne travaille pas pour l'intérêt de la paix et de la stabilité dans la région. Joey Hood pense donc que l'émissaire à nommer devra « se mettre au travail le plus rapidement possible avec notre soutien ainsi que celui de nos partenaires et alliés, dont l’Algérie ».