La wilaya de Tizi-Ouzou en Kabylie a vécu une journée de deuil, mercredi 28 juillet 2021, à cause du coronavirus. La capitale du Djurdjura a enregistré, selon des sources locales, pas moins de 50 décès suite à des complications liées à cette maladie. La plupart de ces patients ont péri par manque d'oxygène, précise-t-on.

Le Covid-19 continue à faire des victimes en Algérie et plus particulièrement en Kabylie, qui connait une recrudescence jamais égalée de cette pandémie depuis son apparition. Chaque jour apporte son insoutenable lot de morts et de nouvelles contaminations. Les réseaux sociaux sont devenus une tribune d'avis de décès.

Mercredi 28 juillet aura été cependant la journée la plus meurtrière. On parle en effet d'au moins 50 décès causés par le coronavirus enregistrés dans les régions de la wilaya de Tizi-Ouzou. On fait état notamment de 15 morts à Larbaâ Nath Irathen, 12 à Boghni, 11 à Ain El Hammam, 4 à Draâ Ben Khedda et 2 à Azeffoun.

Pénurie d'oxygène médical en Kabylie

Les sources concordantes qui ont relayé ce lourd bilan sur les réseaux sociaux indiquent que la grande partie de ces décès ont été enregistrés faute d'oxygène. Il est vrai que les différentes structures sanitaires de la wilaya font face depuis quelques jours à une terrible pénurie de ce produit vital pour la prise en charge des malades atteints du Covid-19.

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Les appels à l'aide et les SOS sont devenus d'ailleurs monnaie courante. Face à ces situations de désespoir, les responsables de ces hôpitaux et les médecins recourent à ces cris de détresse pour tenter de surmonter la pente.

Ces appels ont fini d'ailleurs par avoir des échos favorables auprès de la société civile, qui a réagi dans les quatre coins de la wilaya. Des cagnottes ont été lancées pour l'acquisition de centrales d'oxygène et autre matériel. Des bienfaiteurs, des hommes d'affaires et des industriels de la région n'ont pas hésité à mettre la main à la poche en participant activement à ce bel élan de solidarité suscité par cette crise sanitaire qui s'inscrit dans la durée.