Les sénateurs du Front des Forces socialistes (FFS) ont saisi le Premier ministre au sujet de l'importation de concentrateurs d'oxygène vers l'Algérie. Dans une lettre adressée à ce dernier, Bettache Mohamed, Derguini Abdenour, Haroun Hocine et Menaoum Rabah ont réclamé la levée des contraintes qui bloquent, selon eux, ces importations. 

La crise d'oxygène médical bat son plein en Algérie depuis quelques jours. Pour faire face, la société civile s'est mobilisée et a lancé plusieurs cagnottes pour l'achat des concentrateurs d'oxygène. Sollicitée, la diaspora n'a pas hésité à s'associer à ces opérations ponctuées d'ailleurs de réussites totales.

Le FFS demande au Premier ministre de faciliter les procédures d'importation de matériel médical

Seulement, un problème a surgi. Cette contrainte est relative à l'acheminement de ces appareils qui peineraient, selon certains témoignages, à arriver à destination en Algérie. Cet état de fait a suscité de l'indignation en Algérie. Le FFS, à travers ses quatre sénateurs, n'a d'ailleurs pas tardé à réagir pour dénoncer cette situation.

Dans un courrier adressé au Premier ministre Aïmene Benabderrahmane, mardi 3 aout, Bettache Mohamed, Derguini Abdenour, Haroun Hocine et Manaoum Rabah ont invité celui-ci à intervenir pour régler le problème. « Nous vous demandons de prendre en toute urgence et dans l’immédiat toutes les mesures nécessaires et adéquates pour lever les entraves bureaucratiques, faciliter et accompagner les opérations d’entraide et de solidarité lancées par les Algériens dans différentes régions du pays et par notre communauté établie à l’étranger », ont écrit en effet ces sénateurs.

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Dans leur requête, ces derniers ont réclamé notamment « la facilitation des procédures juridiques et administratives relative à l’importation des équipements destinés à la production d’oxygène et les moyens de réanimation ainsi que les différents médicaments nécessaires pour faire face à l’épidémie, et leur exonération des taxes et droits de douane ». Ils ont également demandé d'établir « un pont aérien » pour l'acheminement des appareils acquis par la communauté algérienne établie à l'étranger.

La douane dément le blocage des concentrateurs d’oxygène au port d’Alger

Il est à noter, en outre, que la Direction générale des douanes (DGD) a également réagi, hier mardi, aux accusations relatives au dédouanement du matériel médical importé. Dans un communiqué rendu public, cette direction a démenti en effet ces accusations. « La DGD a relevé certains enregistrements dénués de tout fondement via les réseaux sociaux faisant état de difficultés de dédouanement du matériel médical (concentrateurs d’oxygène) imputées aux services opérationnels des douanes », peut-on lire dans ce communiqué.

Tout en affirmant que « les services des douanes algériennes démentent en bloc ces allégations tendancieuses », la DGD indique que ses services et ses agents font de leur mieux pour faciliter la tâche et restent mobilisés pour cette opération de solidarité.