Le Maroc a trouvé un accord avec les laboratoires Pfizer et BioNTech pour la livraison de doses du vaccin anti-Covid-19. Un vaccin homologué partout dans l'Union européenne et qui permettra aux voyageurs marocains de se déplacer sans problèmes en Europe.

Les laboratoires américain Pfizer et allemand BioNTech ont annoncé, depuis quelques jours, avoir conclu un accord avec le ministère marocain de la Santé pour la livraison de doses du vaccin anti-Covid-19. Le Maroc a d'ailleurs reçu, vendredi 13 août, un premier lot de vaccins Pfizer-BioNTech comportant environ 700'000 doses. D'après les médias marocains, la commission scientifique marocaine a opté pour ce vaccin pour lancer la campagne de vaccination des plus jeunes dont la tranche d’âge se situe entre 12 et 17 ans.

Le vaccin Pfizer-BioNTech reconnu par tous les pays de l'espace Schengen

Il faut dire que le Maroc a choisi une stratégie de diversification des vaccins afin de bénéficier d'un nombre de doses suffisant pour les citoyens. En plus du vaccin Pfizer-BioNTech, le Royaume a déjà vacciné environ 35 % de la population avec les vaccins Sinopharm, Johnson & Johnson et AstraZeneca.

En plus d'avoir prouvé son efficacité contre le coronavirus, notamment pour les personnes les plus jeunes, le vaccin Pfizer-BioNTech permettra aux personnes vaccinées d'entrer dans tous les pays de l'Union Européenne. En effet, le vaccin des laboratoires américain Pfizer et l’allemand BioNTech figure sur la liste des vaccins approuvés par l’Agence européenne des médicaments (EMA), aux côtés des vaccins d'Oxford/AstraZeneca, Moderna et Johnson&Johnson.

À lire aussi :  Une mosquée salafiste visée par une procédure de fermeture à Obernai

L'Algérie a accusé Pfizer de chantage

Contrairement au Maroc, la compagne de vaccination se fait à un rythme très long en Algérie. Le pays accuse un grand retard, notamment à cause de l'indisponibilité des vaccins. En mai dernier, le ministre algérien de la Santé Abderrahmane Benbouzid avait accusé le laboratoire américain Pfizer de chantage à l'Algérie, en imposant des conditions préalables à la fourniture de vaccins. Des conditions jugées « inacceptables » par les responsables algériens.

Le ministre de la Santé explique que le laboratoire américain « nous a demandé d’acheter un certain nombre de vaccins, de payer en avance et d’exonérer totalement Pfizer de toutes poursuites dans le cas où le vaccin aurait des travers », a fait savoir le ministre algérien.  Ce que les responsables algériens avaient catégoriquement refusé : « Nous ne l’avons pas accepté, nous ne l’acceptons toujours pas », avait souligné Abderrahmane Benbouzid.

L'Algérie s'est alors rabattue sur d'autres vaccins, comme le vaccin russe SpoutnikV, AstraZeneca et le vaccin chinois Sinovac. Il faut souligner que parmi ces trois vaccins, seul le vaccin du groupe pharmaceutique suédo-britannique AstraZeneca est homologué par l'UE.