Le ministère de la Communication a annoncé, ce lundi 23 août 2021 dans un communiqué, la suspension immédiate et définitive de la chaîne « El Djazairia One ». Une décision prise pour « violations professionnelles » des responsables de la chaîne de télévision privée. Un mandat d'arrêt a été émis à leur encontre.

Dans un communiqué rendu public sur sa page Facebook, le ministère de la Communication a indiqué que l'Autorité de régulation de l'audiovisuel (ARAV) a décidé de « suspendre immédiatement et définitivement la chaîne « El Djazairia One » tout en demandant au ministère de la Communication de « retirer l'accréditation de la chaîne, et mettre en œuvre la décision de la fermer définitivement ».

Le département de Ammar Belhimer a expliqué que cette décision intervient suite aux « manquements professionnels » de la chaîne, principalement liés au « non-respect des exigences de la sécurité publique ». En effet, la même source reproche « la violation de l'un des partenaires de la chaîne à la loi sur l'activité audiovisuelle, qui interdit l'achat d'actions dans plus d'une chaîne de télévision ».

L'autre raison de la suspension de la chaîne El Djazairia One est « la poursuite judiciaire et l'émission d'un mandat d'arrêt par la justice algérienne contre les frères Malki ainsi que les fondateurs et gérants de cette chaîne, en raison d'une violation des lois de changes et des mouvements de capitaux de et vers l'Algérie d'une part, et le blanchiment d'argent de l'autre ».

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Après avoir reçu la demande spéciale de l'ARAV, le ministère de la Communication a ainsi stipulé « la fermeture immédiate et définitive de la chaîne El Djazairia One », tout en appelant les autorités compétentes à « mettre en œuvre la décision de l'autorité », conclut le communiqué.

Il convient de rappeler qu'il s'agit de la deuxième chaîne de télévision fermée en Algérie en l'espace de quelques jours. Le 16 août dernier, le ministère de la Communication avait annoncé la « fermeture immédiate et définitive » de la chaîne Lina TV, qui activait en dehors des « cadres juridiques en vigueur ».