Rejugé après près de 15 ans de cavale par la cour d’assises spéciale de Lyon, Rachid Belayati, un Franco-Algérien, chef présumé d’un réseau de trafiquants de drogue, a été condamné ce mardi 14 septembre à 11 ans de réclusion criminelle.

Interpellé le 25 mars 2019 en Espagne, après près de 15 ans de cavale, Rachid Belayati était rejugé lundi 13 et mardi 14 septembre par la cour d’assises spéciale de Lyon pour trafic de stupéfiants en bande organisée, rapporte l’AFP ce mardi 14 septembre.

Condamné une première fois par défaut à 15 ans de réclusion criminelle en 2007, ce Franco-Algérien de 49 ans, surnommé « tête d’ampoule » a une nouvelle fois été reconnu coupable, même si la peine prononcée est légèrement moins lourde. En fin de matinée, ce mardi 14 septembre, l’avocat général Eric Mazaud avait réclamé 12 ans de prison et 300’000 euros d’amende contre ce trafiquant de drogue. Finalement, cette figure insaisissable du banditisme lyonnais et stéphanois des années 2000 devra purger une peine de 11 ans d’emprisonnement et s’acquitter d’une amende de 100’000 euros, rapporte l’AFP.

Rachid Belayati principal responsable d’un réseau d’importation de cannabis depuis l’Espagne

L’accusation lui prête le rôle d’organisateur principal d’un réseau d’une vingtaine de trafiquants, déjà jugés, à qui les enquêteurs de la brigade des stupéfiants de la police judiciaire de Lyon imputent 9 convoyages de cannabis entre 2002 et 2004, générant un chiffre d’affaires de 3,5 millions d’euros.

Selon l’avocat général, « Rachid Belayati a participé et organisé des convoyages surveillés, dans un réseau constitué de trois fournisseurs et plusieurs lieux de stockages ». Des accusations contestées par l’accusé qui a répété aux magistrats qu’il avait participé à des importations « pour rembourser les dettes » d’un groupe de complices, interpellés lors d’une première vague d’arrestations.

Rachid Belayati disposait d’un palais de luxe en Algérie

Des investigations en Espagne et en Algérie ont révélé l’acquisition de résidences de luxe. Selon l’enquêteur de la Police judiciaire, entendu à l’ouverture du procès, Rachid Belayati disposait « d’un palais sur quatre étages, estimé à trois millions par les autorités algériennes qui ont saisi le bien ». « C’est un nomade solitaire qui vit depuis vingt-cinq ans entre la France et l’Algérie », avait plaidé en défense Me Roksana Nazersadeh.