L’Algérie, à l’instar de nombreux pays de la région sud, poursuit sa quête à l’armement. Tout en diversifiant ses sources d’approvisionnement, l’Algérie ne cesse de renforcer sa défense aérienne et maritime par de nouvelles armes, de plus en plus sophistiquées.

En effet, l’Armée de l’air algérienne, qui déploie déjà 6 types de drones, dont 4 d’attaque, aurait passé commande de 24 appareils chasseurs de tanks WingLoong II auprès du constructeur chinois AVIC. C’est qu’a indiqué le site menadefense.net dans son édition du 23 septembre, en précisant que le début des livraisons serait prévu à la fin de l’année 2021 pour s’achever en 2022. Le prix approximatif de ce drone est de 5 millions de dollars l’unité, soit 7 fois plus bas que celui des drones américains de même type, précise-t-on.

L’Algérie va se doter de doter de 24 drones militaires chinois

Le chasseur WingLoong est de la classe intermédiaire entre le CH-4 et le MQ-9 Predator. Il affiche tout de même de meilleures performances que le CH-4, qui est utilisé en Algérie depuis 5 ans, selon la même source. Ce drone prend par exemple 150 kg d’armement en plus par rapport au CH-4 et peut bénéficier de boules optroniques plus grandes et plus lourdes ou combiner sa charge d’attaque avec des charges passives comme les brouilleurs ou les relais de transmissions.

Chinese UAV Wing Loong II - MAKS-2017

Drone chinois UAV Wing Loong II (2017) (Source : Vitaly V. Kuzmin, CC BY-SA 4.0)

L’Algérie se dote de nouveaux types de missiles anti-navires russes et chinois

D’autre part, l’Algérie qui a fait récemment commande de six navires de guerre à la Chine, s’apprête également à renforcer sa défense maritime par l’acquisition de nouveaux types de missiles. En effet, selon menadefense.net, les Forces navales algériennes vont bientôt recevoir des régiments de missiles anti-navires russes et chinois, le premier subsonique et le second supersonique.

Système de missiles BAL-E russe

Il s’agit des systèmes de missiles BAL-E modernisé, qui est un système mobile conteneurisé de missiles KH-35EU, monté sur châssis russe MAZ ou biélorusse MZKT. Le régiment de BAL-E dispose d’un radar mobile, d’un poste de commandement et de véhicules d’accompagnement. La portée du missile varie entre 160 et 280 km. Il vole au ras de la surface à une vitesse de mach 0.9, ce qui le rend difficilement détectable. L’Algérie opère le BAL-E depuis plusieurs années, mais là, il s’agirait d’une version plus moderne avec de nouveaux radars et un missile plus performant, explique la même source.

Système de missiles BAL-E (image d'illustration)

Système de missiles BAL-E (image d’illustration)

Missiles chinois CM-302

Le second système qui est sur le point d’entrer en service au sein des forces navales algériennes, selon la même source, est le CM-302, version export du missile chinois YJ-12A. Il s’agit d’un système, là aussi mobile, composé de radar de haute performance couvrant une surface de plus de 300 km de rayon en mer, de lanceurs sur camions et de missiles supersoniques de haute précision d’une portée de 280 km.

Système de missiles YJ-12 (image d'illustration)

Système de missiles YJ-12 (image d’illustration)

La doctrine d’emploi de ce système est celle du tir unique avec un taux de coup au but supérieur à 90 %. Le missile est capable de couler, avec un seul coup au but, des cibles de 5 000 tonnes en déplacement, ce qui le rend dangereux pour les navires supérieurs aux frégates et il représente une menace directe pour les porte-avions.