Le phénomène de la migration clandestine à travers la mer a pris ces dernières semaines des proportions alarmantes en Algérie, avec des centaines de départs en moyenne par jour. Toutes les catégories sociales s’adonnent à l’aventure pour rejoindre les côtes européennes.


Le phénomène de la migration clandestine n’a pas seulement pris de l’ampleur, mais il touche désormais à toutes les catégories de la société algérienne.

Des familles entières n’hésitent pas à prendre le risque insensé de traverser la mer à bord d’embarcations de fortune, au péril de leur vie. C’est le cas de cette Algérienne qui vient d’être sauvée, en compagnie de ses enfants, par la marine espagnole.

Une femme algérienne enceinte parmi les Harraga

En effet, une Algérienne enceinte et ses cinq enfants ont été secourus au large des côtes de l'Espagne avec près de 300 autres migrants ces dernières heures, a indiqué l’AFP le 28 septembre.

Cette Algérienne, « enceinte de huit mois », a dû être hospitalisée, car elle souffrait de douleurs abdominales, a expliqué une porte-parole de la Croix-Rouge à l'AFP.

Elle se trouvait parmi les 91 migrants secourus au large de la province d'Alicante (Sud-Est), à bord de six embarcations. Selon les sauveteurs, ces bateaux sont a priori partis d'Algérie, à une distance minimale de 270 km.

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Ces migrants étaient majoritairement Algériens, mais un bateau intercepté avec quatre femmes et six enfants à bord, dont un bébé de sept mois, transportait principalement des Syriens, précise la même source.

176 autres harraga, dont 11 femmes, ont été secourus en moins de 24 heures

En même temps, 176 autres migrants, dont 11 femmes, ont été secourus en moins de 24 heures au large de l'archipel espagnol des Baléares, en mer Méditerranée, à bord de 13 bateaux, a indiqué la préfecture des Baléares.

Alors que les contrôles ont été renforcés dans le détroit de Gibraltar, qui sépare l'Espagne du Maroc, la route migratoire partant d'Algérie a pris de l'ampleur ces derniers mois, selon les ONG et les autorités.

La semaine dernière, les corps de huit migrants partis d'Algérie ou du Maroc, dont celui d'un enfant, avaient été retrouvés par les autorités espagnoles sur des plages de la province d'Almería, plus au sud.